Le poème ‘Le Désir’ de François Mauriac est une œuvre puissante qui explore les thèmes de l’amour, de la souffrance et du désir inassouvi. Écrite au 20ᵉ siècle, cette pièce met en lumière la lutte intérieure de l’auteur face à la douleur d’un amour non réciproque. À travers des métaphores marines évocatrices, Mauriac nous invite à contempler la nature des désirs humains et les déchirements qu’ils engendrent. Ce poème reste significatif par sa capacité à toucher les émotions les plus profondes et universelles.
C’est fini.
Tu ne viendras plus.
Le jour va poindre.
Par l’unique désir j’ai commis le péché.
Si je l’avais voulu, n’aurais-je su te joindre ?
Mais toi, ma triste amour, tu ne m’as pas cherché.
Eusses-tu reconnu, d’ailleurs, sur cette face
Que j’ai craint de livrer à ton vierge mépris
Des traits que la douleur sans cesse repétrit.
Où mon bonheur d’enfant n’a pas laissé de trace ?
Je ramènerai donc cette force infinie
Que ton approche avait épandue hors de moi.
Cette mer enchaînée obéit à ma loi
Et son mouvant désert couvre mon agonie.
Désert intérieur, étouffant crépuscule,
Triste mer qui ne put mouiller que tes genoux.
Si je suis son captif, c’est en moi qu’elle brûle :
Le pays de la soif est au dedans de nous.
J’ai cru qu’un
Dieu pourrait tarir cette mer morte,
Qu’il suffirait du ciel pour combler cette mer :
Mais on n’échappe pas au désert que l’on porte.
On ne s’évade pas de son propre désert
La vague gonfle, meurt, puis renaît sur nos corps,
Les souille en les couvrant d’écume, et se retire.
L’antique terre et nous, connaissons ce martyre :
Rien ne peut séparer l’Océan de ses bords.
Tu ne viendras plus.
Le jour va poindre.
Par l’unique désir j’ai commis le péché.
Si je l’avais voulu, n’aurais-je su te joindre ?
Mais toi, ma triste amour, tu ne m’as pas cherché.
Eusses-tu reconnu, d’ailleurs, sur cette face
Que j’ai craint de livrer à ton vierge mépris
Des traits que la douleur sans cesse repétrit.
Où mon bonheur d’enfant n’a pas laissé de trace ?
Je ramènerai donc cette force infinie
Que ton approche avait épandue hors de moi.
Cette mer enchaînée obéit à ma loi
Et son mouvant désert couvre mon agonie.
Désert intérieur, étouffant crépuscule,
Triste mer qui ne put mouiller que tes genoux.
Si je suis son captif, c’est en moi qu’elle brûle :
Le pays de la soif est au dedans de nous.
J’ai cru qu’un
Dieu pourrait tarir cette mer morte,
Qu’il suffirait du ciel pour combler cette mer :
Mais on n’échappe pas au désert que l’on porte.
On ne s’évade pas de son propre désert
La vague gonfle, meurt, puis renaît sur nos corps,
Les souille en les couvrant d’écume, et se retire.
L’antique terre et nous, connaissons ce martyre :
Rien ne peut séparer l’Océan de ses bords.
En conclusion, ‘Le Désir’ nous rappelle que chaque aspiration humaine est souvent liée à des douleurs insoupçonnées. N’hésitez pas à explorer davantage les œuvres de François Mauriac, dont les écrits continuent de résonner avec force aujourd’hui. Partagez vos réflexions sur ce poème et son impact émotionnel.