Le poème ‘Le Luth’ de Madeleine de L’Aubespine est un sonnet évocateur écrit au 17ᵉ siècle, qui révèle la profondeur des désirs humains à travers une métaphore musicale. En utilisant le luth comme symbole de plaisir et d’intimité, l’auteure nous invite à explorer les nuances de la passion et de l’attachement. Ce poème reste pertinent aujourd’hui pour sa capacité à capturer l’essence du désir féminin dans un langage poétique raffiné.
Sonnet. Pour le doux ébat que je puisse choisir, Souvent, après dîner, craignant qu’il ne m’ennuie, Je prends le manche en main, je le tâte et manie, Tant qu’il soit en état de me donner plaisir. Sur mon lit je me jette, et, sans m’en dessaisir, Je l’étreints de mes bras et sur moi je l’appuie, Et, remuant bien fort, d’aise toute ravie, Entre mille douceurs j’accomplis mon désir. S’il advient, par malheur quelquefois qu’il se lâche, De la main je le dresse, et, derechef, je tâche Au jouir du plaisir d’un si doux maniement : Ainsi, mon bien aimé, tant que le nerf lui tire, Me contemple et me plaît, puis de lui, doucement, Lasse et non assouvie enfin je me retire. Extrait de: Les chansons de Callianthe (1926)
A travers ‘Le Luth’, Madeleine de L’Aubespine nous offre une réflexion sur la délicatesse du désir et l’intimité partagée. N’hésitez pas à explorer davantage ses œuvres pour découvrir la richesse de sa poésie et partager vos pensées sur ce poème captivant.
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