Le poème ‘Il Faudra Que Je Me Souvienne’ de Micheline Maurel plonge le lecteur dans une nostalgie douloureuse, où les souvenirs d’une époque marquée par la souffrance et la désolation se mêlent à une quête d’espoir. Écrit au cœur de moments tragiques, ce poème est une réflexion sur la mémoire collective et l’expérience humaine face à l’adversité.
Il faudra que je me souvienne, Plus tard, de ces horribles temps, Froidement, gravement, sans haine, Mais avec franchise pourtant. De ce triste et laid paysage, Du vol incessant des corbeaux, Des longs blocks sur ce marécage Froids et noirs comme des tombeaux. De ces femmes emmitouflées De vieux papiers et de chiffons De ces pauvres jambes gelées Qui dansent dans l’appel trop long. Des batailles à coups de louche, A coups de seau, à coups de poing. De la crispation des bouches Quand la soupe n’arrive point. De ces « coupables » que l’on plonge Dans l’eau vaseuse de baquets, De ces membres jaunis que rongent de larges ulcères plaqués. De cette toux à perdre haleine, de ce regard désespéré Tourné vers la terre lointaine. O mon Dieu, faites-nous rentrer Il faudra que je me souvienne.
À travers ‘Il Faudra Que Je Me Souvienne’, Micheline Maurel nous invite à ne pas oublier ceux qui ont souffert. Ce poème résonne comme un appel à la réflexion sur notre histoire et notre humanité partagée. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de cet auteur puissant et à partager vos impressions sur cette pièce poignante.
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