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Les Ombres des Promesses

Dans ‘Les Ombres des Promesses’, le lecteur est invité à plonger dans les profondeurs d’une cité oubliée, un espace où les souvenirs et les regrets s’entrelacent. Ce poème interroge le fil ténu entre l’espoir et la désillusion, tout en révélant la beauté fragile qui émerge des blessures du passé.

Les Ombres des Ruellettes

Dans l’obscurité d’une cité oubliée, où les ruelles étroites se lovent en un enchevêtrement de pierre et de silence, errant dans l’âme d’un passé éclipsé, notre protagoniste, Âme déçue, arpente les pavés usés par le temps. Ses pas résonnent comme l’écho d’un regret ancien, et dans la pénombre de ces corridors, chaque ombre porte l’empreinte d’une dualité irréconciliable entre espoir ténu et désillusion amère.

I.
L’aube naissante, timide et distante, effleure les murs décrépis d’un quartier que le souvenir semble avoir abandonné. Âme déçue, égarée entre les vestiges d’un rêve mourant et l’ardeur d’un espoir ineffable, se promène dans le labyrinthe de ruelles sinueuses. Chaque pierre murmure des secrets d’un temps révolu, et dans ces murmures, résonnent les plaintes d’un cœur écorché par l’amertume. « Ô destin, pourquoi m’as-tu conduit sur ce chemin d’ombre et de solitude ? » se demande-t-elle, sa voix se perdant dans l’immensité du silence urbain.

La cité, jadis vibrante de vie et de passion, présente aujourd’hui ses fissures comme autant de cicatrices. Sous un ciel blafard, l’Âme déçue observe les façades délabrées, les fenêtres fermées comme les yeux d’un monde qui a renoncé à espérer. Pourtant, sous l’apparence morne, quelque chose persiste, un éclat de lumière vacillant dans la mi-ombre, comme la trace d’une humanité luttant pour renaître.

II.
Les ruelles, telles des veines brisées, portent en elles la mémoire d’innombrables histoires humaines. Au détour d’une allée étroite, elle rencontre un vieil homme, dont les traits austères révèlent la gravité d’une existence marquée par les tempêtes du destin. D’un regard las, il lui confie, d’une voix qui ressemble aux sanglots du vent : « Jeune âme, écoute-moi. Le cœur de cette cité recèle à la fois la douleur du passé et l’espoir d’un renouveau incertain. » Ainsi débutent des dialogues épurés entre les ombres et la nostalgie, où les mots se font écho de l’âme collective des habitants délaissés.

Le dialogue se poursuit dans un murmure d’instant, où Âme déçue s’éveille à la dualité de son être. Tandis que l’espoir timide cherche à se frayer un chemin parmi les décombres, la désillusion la ronge en silence. Chaque rencontre dans ces corridors offre une nouvelle facette de cette cité oubliée, une nouvelle douleur, un éclat de beauté éphémère qui se dissipe aussi vite qu’il apparaît.

III.
Sur une place abandonnée, aux pavés usés par des pas oubliés, l’Âme déçue se rappelle de ce qu’elle fut autrefois. Jadis, porteur de rêves inédits et d’ambitions lumineuses, elle parcourait ailleurs des voies baignées de rires sincères et d’espérances ardentes. Aujourd’hui, son reflet se mire dans une fontaine sèche, vestige d’un passé sublimé mais maintenant réduit à une pâle ombre. Les échos de ses souvenirs se mêlent aux cris lointains du vent. « Ils disaient que chaque soir, la cité s’emplissait d’une mélodie douce qui réglait les plaintes des âmes errantes. Où est-ce qu’elle s’est envolée ? » se demande-t-elle, la voix teintée de douleur.

La cité, la compagne silencieuse de tant d’errances, semble lui répondre en silence par le cliquetis d’un gargouillement ancien, répétant sans cesse la rime de la dualité : entre le désir de vivre, pourtant écrasé par le décor oppressant, et la résignation devant l’implacable passage du temps. Pourtant, dans ce chœur de solitude, une lueur ténue perce l’obscurité, incitant au questionnement et à la quête d’un renouveau insaisissable.

IV.
Au gré de son errance, l’Âme déçue s’arrête devant une bâtisse en ruine, dont les murs décrépis témoignent de jours révolus, de gloires fanées. C’est là, sous le regard sombre des arches, qu’elle rencontre Marguerite, autre voyageuse égarée, dont les yeux, pareils à deux diamants ternis par le temps, abritent une tristesse universelle. Dans un silence feutré, elles échangent quelques mots, presque imperceptibles, mais dont l’intensité ranime pour un bref instant la flamme d’une espérance commune. « Tu sembles porter en toi la mélancolie des vieux poètes, » murmure Marguerite. « Mais dans ce creux de désespoir, il subsiste encore une lueur ; ne la laisse pas s’éteindre. » Ce dialogue discret est une parenthèse, un instant suspendu où deux âmes, meurtries par la fatalité, se consolent mutuellement dans la reconnaissance de leur solitude partagée.

Sous le ciel lourd des regrets, chaque mot prononcé est autant de caresses sur une blessure séculaire. Ensemble, elles parcourent les ruelles, évoquant en silence les souvenirs d’un temps où les rêves semblaient plus tangibles que le présent douloureux. Les pavés résonnent de leur pas, et l’acoustique des pierres, en écho à leur peine, compose une mélodie obsédante faite de nostalgie et de frêle espoir.

V.
Alors que le jour décline, teinté de nuances interminables d’or et de pourpre, l’Âme déçue se souvient des promesses d’un avenir radieux, jadis gravées au cœur de sa conscience. Mais ici, entre les murs de la cité oubliée, l’espoir semble n’être qu’un mirage, un fantasme fugace qui disparaît dès qu’on croit l’atteindre. En elle se livre une lutte incessante entre la tentation de renoncer et la nécessité de croire en une rédemption incertaine. « Suis-je prisonnière de mon propre destin, ou pourrai-je renaître des cendres de mes erreurs ? » se questionne-t-elle, son regard se perdant dans le ballet des ombres.

Les contrastes se dessinent avec une intensité déconcertante : la beauté infinie d’un passé ressuscité par la mémoire face à la froideur d’une réalité omniprésente, implacable. Dans cet univers d’apparences contraires, chaque pas est une méditation, un dialogue intérieur où la raison et l’émotion se livrent bataille. Sur un mur couvert de lierre, des inscriptions que le temps a presque effacées témoignent encore des aspirations de ceux qui ont osé rêver. Pourtant, pour l’Âme déçue, ces mots se transforment en échos d’un passé révolu, porteurs d’un doux venin qui leplus souvent lui laisse la triste impression de la vanité des promesses.

VI.
En déambulant, elle se remémore les instants précieux de sa jeunesse, lorsque le monde semblait s’étirer devant elle tel un vaste horizon inexploré. Alors que l’ombre du doute se mêlait aux rayons timides de lumière, elle vivait chaque moment avec intensité, emportée par le flot irrésistible des illusions. Cependant, le temps, ce sculpteur implacable, a façonné sur son être des strates de regrets et de remords. La cité oubliée en est le miroir impitoyable, reflétant la dualité de l’existence : un chemin parsemé de rêves brisés et d’espérances avortées.

Le souvenir d’un passé éclatant contraste avec l’obscurité ambiante. Chaque ruelle, chaque coup de vent, porte en lui une histoire de solitudes et de rencontres fugitives. L’âme, en quête d’un sens, se laisse bercer par cette nostalgie qui, bien qu’amère, nourrit une forme de réconfort insoluble. Dans le tumulte du silence urbain, elle trouve un écho à ses propres interrogations sur l’existence et la fatalité des destins.

VII.
Alors que la nuit installe son manteau d’encre sur la cité oubliée, les ruelles se métamorphosent en un théâtre d’ombres mouvantes. L’Âme déçue, désormais seule face à l’immense solitude, contemple les effluves du passé qui s’imprègnent dans l’air, mêlés aux relents de l’inachevé. Dans cette atmosphère humide de mélancolie, le souvenir des voix d’antan revient hanter son esprit. Ces voix, échos anonymes d’une multitude d’êtres, lui rappellent que la tristesse ne laisse jamais vraiment le cœur indifférent, même si l’espoir y tente une brève incursion.

Les étoiles, timides spectatrices de ses errances, semblent pleurer en silence, chacune d’elles une larme suspendue dans le firmament. Elles resplendissent fugacement, comme l’illusion d’un bonheur jadis caressé du creux des mains. À l’abri de cette voûte céleste, les ruelles murmurent leur chanson de nostalgie et de regrets, dévoilant le douloureux paradoxe d’un destin empli de dualité entre la splendeur d’un rêve passé et l’amertume d’une réalité implacable.

VIII.
Au détour d’une allée faiblement éclairée, le vent d’hiver apporte avec lui des fragments de souvenirs. Des éclats de rire et des pleurs se fondent en un murmure indistinct, témoignant des combats intérieurs de ceux qui ont foulé ces lieux jadis. Pour l’Âme déçue, chaque souffle du vent convoque l’image d’un temps révolu, une époque où le cœur battait avec ferveur pour ce qui semblait être une vie pleine de promesses. Mais dans le fracas silencieux de l’instant présent, cette ardeur s’estompe, laissant place à l’amertume d’un rêve disparu.

Accablée par la mémoire de ses errances, elle s’arrête devant une porte de pierre, gravée de symboles oubliés que seul le temps semble savoir déchiffrer. Là, face à cette énigme silencieuse, elle se surprend à penser que la cité est autant un tombeau pour les espoirs déçus qu’un sanctuaire pour des illusions évanescentes. « Ai-je trouvé ici le reflet de mon âme meurtrie ou suis-je l’ombre d’un idéal qui ne peut renaître ? » confesse-t-elle dans un murmure qui se dissipe dans le vide.

IX.
Le crépuscule se fait complice de ses doutes, tandis que la cité semble se livrer à une introspection collective. Chaque pierre, chaque fissure, porte la marque indélébile d’une existence marquée par le passage du temps. Les ruelles deviennent alors le théâtre d’une dualité où se mêlent la beauté des vestiges d’autrefois et la douleur d’un présent sans lumière. Dans cette oscillation, l’Âme déçue se retrouve confrontée à une vérité funeste : l’espoir, aussi vaporeux soit-il, ne peut vaincre entièrement la morsure glaciale du désenchantement.

Au détour d’un passage, elle aperçoit une silhouette solitaire, errant dans l’ombre. L’observant, cette autre présence, pareille à un miroir de son propre désarroi, lui adresse un regard empreint d’une profonde tristesse muette. Sans un mot, ils partagent un instant suspendu, un silence lourd de significations. Ce bref échange, aussi fugace qu’une caresse dans le vent, laisse en elle une sensation paradoxale de réconfort et d’abattement. Chaque regard, chaque geste devient le témoignage silencieux d’un combat intime entre la volonté de croire et l’inéluctable réalité de la déception.

X.
Au fil de la nuit, l’obscurité tisse son voile sur les cœurs meurtris de la cité oubliée. L’Âme déçue, toujours en quête d’un sens à sa vie, se laisse emporter par une rivière de pensées sombres. Elle se souvient des jours où l’avenir brillait de promesses, quand chaque aurore portait en elle le germe d’un renouveau radieux. Ces instants d’extase, pourtant si fugaces, se heurtent tristement à la cruauté d’une réalité faite de regrets et de désillusions. Dans chaque reflet de vitre, dans chaque éclat de pierre, elle discerne le spectre d’un rêve inassouvi qui résonne de la douleur de l’absence.

Les murmures du vent se font alors guide dans ce labyrinthe d’âme et de pierre, menant notre errante d’une ruelle à l’autre, de pense en pensée, jusqu’à ce que le temps même semble vouloir l’envelopper de son voile gris. C’est dans l’obscurité la plus totale que se révèle, en filigrane, un capital contraste : celui où l’espoir, bien que terrassé par l’amertume, continue de scintiller comme un feu follet, presque imperceptible au milieu des ténèbres. Mais la conscience persistante de la fugacité de cet espoir ne tarde pas à la plonger plus profondément dans l’abîme du désespoir.

XI.
Alors que les premières lueurs du petit matin pointent timidement sur l’horizon, l’Âme déçue se trouve désormais à la croisée des chemins. Le passé, chargé de regrets, et le futur, laissé en suspens, se confrontent en un dialogue silencieux. Dans l’écho des ruelles désertes, elle se remémore les mots prononcés par ceux qu’elle a croisés, les résonances d’un temps où la vie semblait porter en elle la promesse d’un bonheur éternel. Pourtant, les pages de son existence ont été marquées par l’amour éphémère et la douleur persistante, coupant net l’élan de toute aspiration renouvelée.

« La vie est un chemin parsemé d’embûches, » se dit-elle, tandis qu’une larme silencieuse glisse sur sa joue, reflet de toute l’amertume accumulée au fil des jours. La cité oubliée, complice de ses tourments, engloutit ses prières muettes dans le labyrinthe de ses rues sans issue. Chaque pas la rapproche davantage d’une vérité inéluctable : malgré la lueur éphémère de l’espoir, la désillusion s’impose comme la compagne éternelle de son destin.

XII.
Sur un parvis désert, où la lumière de l’aube peine à percer la brume persistante, l’Âme déçue s’arrête enfin, fatiguée par la lutte intérieure qui n’a cessé de l’ébranler. À ce carrefour, la cité semble murmurer une dernière mélodie, une complainte funeste qui scelle le sort de ceux qui osent espérer malgré tout. Dans ce moment suspendu, où la dualité de la condition humaine se révèle avec une intensité tragique, elle réalise que l’espoir n’est qu’un mirage fragile, une illusion condamnée à se dissoudre face à la dure réalité.

Les ruelles, témoins silencieux de tant d’errances et de rêves brisés, se referment sur elle tel un cercueil de pierres froides et impitoyables. Ses pensées, confuses et mélancoliques, se perdent en une cacophonie de regrets, où chaque souvenir semble revivre et la submerger d’un désespoir insondable. La cité, dans sa grandeur désolée, ne lui offre qu’un ultime écho de ce qui fut jadis une vie emplie de promesses et d’ambitions désormais éteintes.

XIII.
Dans le dernier reflet d’un jour mourant, lorsque la brume semble avaler les dernières lueurs de la nuit, l’Âme déçue se tient seule face aux vestiges de son existence. Elle se rappelle la force originelle qui l’avait animée jadis, cette flamme vacillante qui avait osé défier l’obscurité d’un destin implacable. Mais en cet instant ultime, il ne lui reste plus que la lourde accoutumance de la solitude, la douleur sourde d’un espoir trahi par le temps.

« Ai-je été la victime d’un élan trop grand pour s’inscrire dans la réalité effacée ? » murmure-t-elle à l’horizon, avec la voix d’une âme qui ne croit plus aux promesses de l’avenir. Cependant, cette quête qui l’avait autrefois poussée à transcender les limites de la vie ne trouve plus aucun écho dans ces ruelles froides. La cité oubliée, avec toute sa splendeur déchue, devient le témoin éternel du déclin d’un être qui ne parvient pas à se libérer des chaînes du passé.

XIV.
Dans le fracas ultime de la nuit, les derniers instants s’écoulent dans une lente agonie. L’âme, submergée par ses doutes et ses regrets, se perd dans la contemplation mélancolique d’un décor fait de pierre et d’ombres. Les souvenirs affluents de ses anciens bonheurs se mêlent à l’amertume d’un présent inexorable où chaque étage des ruelles semble lui renvoyer l’image de ses désillusions. Les murs, comme d’antiques témoins, s’animent d’un langage secret, où chaque fissure évoque une passion éteinte et chaque pierre, le souvenir d’un espoir jadis vibrant.

Dans ce chemin de douleur, l’Âme déçue avance, en reconnaissant la dualité qui structure son être. Elle sait, au fond d’elle-même, que le destin, implacable et cruel, a tracé pour elle une route ornée de regrets et d’obstacles infranchissables. Pourtant, le souvenir de ces instants d’extase passée, même s’ils sont désormais recouverts d’une fine couche de tristesse, ne parvient pas à raviver l’étincelle qui jadis illuminait son regard.

XV.
Au terme de son périple dans ce labyrinthe de ruelles étroites, l’Âme déçue se retrouve face à une dernière allée, dont l’entrée, semblable à un gouffre de ténèbres, symbolise la fin de son errance. Dans le silence absolu de cet instant, le poids de tous ses regrets, de tous ces espoirs déçus, se fait insupportable. Chaque pas effectué dans le passé résonne en elle comme la fin d’une ère, la chute inexorable d’un rêve tant espéré.

Les ruelles, témoins d’une existence où se sont mêlés le désir ardent et la désillusion, semblent se refermer sur elle, coupant les derniers filaments de lumière qui auraient pu lui offrir une once de salut. Elle comprend alors que toute lumière vacillante fût éphémère, que chaque éclat d’espoir se voit inévitablement absorbé dans le vaste néant du destin fatal. La cité oubliée, avec son architecture de souvenirs, se fait le miroir cruel de l’âme égarée qui ne trouve en elle que la tristesse inéluctable.

XVI.
Dans le crépuscule final de sa quête, l’Âme déçue émerge de l’obscurité pour contempler, une dernière fois, le chemin parcouru. Tandis que la ville, endormie et silencieuse, s’enfonce dans un sommeil sans rêve, elle se tient là, silhouette fragile au milieu du néant. Ses yeux, noyés de larmes et d’un désespoir ancestral, fixent le vide, comme si l’on pouvait y puiser une réponse à l’énigme de son existence. Mais le voile du chagrin, épais et implacable, ne laisse filtrer qu’une seule certitude : le destin ne pardonne ni n’oublie jamais.

La dualité de ses sentiments – l’espoir ténu et la désillusion accablante – se dissout dans l’immensité d’une tristesse qui transcende le temps même. Les mots d’autrefois, porteurs de rêves et d’ambitions, résonnent en elle tel un écho lointain, perdu dans l’immensité écrasante de la fatalité. Le vent, complice muet de ses tourments, emporte avec lui les derniers vestiges d’un sourire éteint, alors que l’ombre de la nuit inclut tout dans son étreinte glacée.

XVII.
Les ruelles, marquées par l’histoire et par l’alignement des destins contrariés, témoignent encore d’un passé où l’espoir existait en dépit de la souffrance. Pourtant, dans ces lieux qui semblent tous conspirer contre l’ivresse de la joie, l’Âme déçue se trouve désormais perdue dans un labyrinthe intérieur dont elle ne pourra jamais retrouver l’issue. Le récit d’une existence trop longue à se déployer, de rêves qui se sont fanés comme des fleurs sous l’empire d’un hiver sans fin, se dessine alors en filigrane, implacable et amer.

Sa marche, épuisée par la lutte incessante qui a rythmé son existence, finit par se ralentir dans un dernier sursaut avant l’abîme. Alors que le jour se lève à peine, hésitant encore dans des tonalités grises et incertaines, elle sent en elle le poids de toutes les illusions brisées. La cité oubliée s’éveille dans une lumière tamisée, mais cette aube naissante ne parvient pas à dissiper la lourdeur de son cœur, qui semble condamné même dans la clarté à revivre la désillusion des instants passés.

XVIII.
Dans un ultime monologue intérieur, l’Âme déçue se livre à une confession qui résonne comme l’adieu à une vie pleine de dualités insurmontables. « Que suis-je, sinon un produit de mes espérances déçues ? » se répète-t-elle, la voix éteinte par le chagrin. Le reflet de ses propres yeux, dans une vitre fissurée, lui renvoie l’image d’une entité fatiguée et désabusée, dont le parcours se solde par une succession d’échecs et de remords. Elle songe aux instants fugaces où le bonheur semblait toucher du doigt, avant que le voile de la réalité ne déchire ces chimères innocentes.

Les souvenirs, aussi vifs qu’éphémères, se dissolvent dans l’atmosphère lourde des ruelles. Chaque mot murmuré dans l’ombre de la cité apporte avec lui le fardeau d’un rêve qui s’était envolé, dissipé dans le tumulte d’un destin impitoyable. L’ensemble de son existence se révèle ainsi comme une succession de paradoxes, où se côtoient la quête de lumière et l’inévitable retour vers l’obscurité profonde et mélancolique.

XIX.
À l’orée de cette dernière aube, l’Âme déçue, désormais consciente de l’inéluctable tragédie qui l’accompagne, se penche vers le silence. Le cœur battant encore, bien que martyrisé par la douleur, se souvient des rares instants où l’espoir avait osé surgir, comme une lueur dans une nuit sans étoile. Mais ce réconfort fut de courte durée, éclipsé par la force de la fatalité qui, inexorablement, rongeait les vestiges d’un bonheur déchu.

Dans le murmure ténu du vent, elle entend les dernières réminiscences d’un temps où la cité se parait de mille couleurs d’espérance. Aujourd’hui, ces couleurs se sont effacées, laissant place à une palette de gris et de noirs qui n’offre plus qu’un triste reflet de ce qui fut jadis un monde vibrant et plein de vie. Cet adieu silencieux résonne comme l’ultime témoignage de la dualité : un mélange poignant de désillusion et d’un espoir qui, en dépit de ses efforts, ne peut vaincre la lourdeur du cœur meurtri.

XX.
Et ainsi, au cœur de ces ruelles étroites, là où le temps semble s’être arrêté, l’Âme déçue se retrouve face à l’inéluctable. Le dernier rayon de lumière se dissipe derrière les façades rituelles de la cité oubliée, laissant place à une obscurité définitive. Dans cette obscurité, la douleur persiste, inflexible et silencieuse, marquant la fin d’un voyage qui n’a été qu’une succession de rêves avortés et d’instants de douceur disparus.

« C’est ici que je m’efface, » pense-t-elle, alors que le froid de la solitude enveloppe son être et que chaque battement de son cœur semble résonner d’un écho de tristesse infinie. Les ruelles s’abaissent derrière elle, comme pour l’engloutir dans leur étreinte fatale, et l’ombre de la cité, témoin silencieux de ses errances, s’étend pour dissiper la mémoire d’un espoir trop longtemps chéri.

Dans le dernier souffle d’un jour qui s’efface, l’Âme déçue s’éloigne, se fondant dans le néant, emportant avec elle les vestiges d’un rêve trop grand pour survivre à la dure réalité. La cité oubliée, dans son silence implacable, se contente d’accueillir son départ, laissant en héritage le souvenir d’une vie marquée par la dualité entre la chaleur d’un espoir fragile et la froideur persistante d’un chagrin invincible. Et dans ce dernier moment, aucune consolation ne peut échapper à l’implacable destin qui la condamne à une tristesse sans fin, telle une ombre sur le seuil de l’abîme.

Finissant son périple dans ce labyrinthe d’émotions, l’Âme déçue laisse derrière elle l’écho amer d’une existence littéraire, un testament silencieux des combats intérieurs interposés entre les désirs de lumière et les ténèbres de la désillusion. Ainsi se clôt ce récit mélancolique, où la ville oubliée et ses ruelles étroites deviennent le théâtre éternel d’un drame humain, empreint du poids des regrets et de la dualité des sentiments.

Dans ce décor chargé d’histoires et de souvenirs, il ne reste que le souffle d’un espoir éteint et le murmure triste du destin, qui, comme l’ombre d’un rêve perdu, s’en va pour ne jamais revenir. La tristesse finale, aussi oppressante que la nuit qui enveloppe la cité, marque l’ultime page d’un poème narratif où la lumière a cédé la place à l’inéluctable obscurité d’une âme qui se meurt, condamnée à errer éternellement dans les venelles d’un passé qui ne pardonne pas.

Ainsi se termine le récit, dans un dernier soupir, dans un ultime adieu, face à l’inexorable fatalité d’un destin marqué par la dualité entre la mie délicate de l’espoir jadis incarné, et le noir profond de la désillusion. La cité oubliée se retire en silence, laissant derrière elle un écho de tristesse, le sillage amer d’une existence qui, malgré le frémissement ténu d’un rêve, n’a su se libérer du joug de son propre désenchantement.

À la croisée des chemins, nous découvrons que chaque ombre porte une promesse et que même dans les ruelles les plus sombres, une lueur d’espoir peut briller. Ce voyage à travers la mélancolie et la nostalgie nous rappelle que la vie est faite de nuances, et que les échos du passé, bien qu’accablants, peuvent aussi nous guider vers une renaissance inespérée.
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Auteur: Jean J. pour unpoeme.fr

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