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À Victor Hugo

Le poème ‘À Victor Hugo’ d’Aloysius Bertrand est un hommage touchant à l’un des plus grands poètes de la littérature française. Écrit en 1836, il saisit l’essence de la quête de reconnaissance dans un monde littéraire dominé par de grandes figures, tout en exprimant une mélancolie profonde face à l’inéluctabilité de l’oubli. Ce texte invite à réfléchir sur la valeur de l’art et la solitude de l’artiste.
La gloire ne sait point ma demeure ignorée
Et je chante tout seul ma chanson éplorée
Qui n’a de charmes que pour moi.
Ch. Brugnot. – Ode.
– « Nargue de vos esprits errants, dit Adam,
je ne m’en inquiète pas plus qu’un aigle
ne s’inquiète d’une troupe d’oies sauvages;
tous ces êtres-là ont pris la fuite depuis que
les chaires sont occupées par de braves
ministres, et les oreilles du peuple remplies
de saintes doctrines. »
Walter Scott. – L’Abbé, chap. XVI.
Le livre mignard de tes vers, dans cent ans comme aujourd’hui, sera le bien choyé des châtelaines, des damoiseaux et des ménestrels, florilège de chevalerie,
Décaméron d’amour qui charmera les nobles oisivetés des manoirs.
Mais le petit livre que je te dédie, aura subi le sort de tout ce qui meurt, après avoir, une matinée peut-être, amusé la cour et la ville qui s’amusent de peu de
chose.
Alors, qu’un bibliophile s’avise d’exhumer cette œuvre moisie et vermoulue, il y lira à la première page ton nom illustre qui n’aura point sauvé le mien de l’oubli.
Sa curiosité délivrera le frêle essaim de mes esprits qu’auront emprisonnés si longtemps des fermaux de vermeil dans une geôle de parchemin.
Et ce sera pour lui une trouvaille non moins précieuse que l’est pour nous celle de quelque légende en lettres gothiques, écussonnée d’une licorne ou de deux cigognes.
Paris, 20 septembre 1836.
Ce poème nous rappelle que même les voix les plus solitaires peuvent résonner à travers le temps. N’hésitez pas à explorer davantage les œuvres d’Aloysius Bertrand ou à partager vos réflexions sur ce texte poignant.

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