Tristesse de la Violette
Dans « Tristesse de la Violette », Abd al-Wahhab Al-Bayati nous plonge dans un monde où la beauté des violettes contraste avec la dure réalité de la vie des travailleurs. Écrit au XXe siècle, ce poème évoque les émotions profondes de ceux qui s’efforcent de vivre tout en portant le poids de leurs luttes quotidiennes. Découvrez comment la poésie peut faire résonner la douleur et l’espoir au sein de l’humanité.
Les multitudes qui travaillent
Ne rêvent pas à la mort du papillon
Ni aux tristesses des violettes
Ni au voile qui scintille
Sous la lumière de la lune verte des nuits d’été
Ni aux amours du fou avec son fantôme
Les multitudes qui travaillent
Qui se dépouillent
Qui se déchirent
Les multitudes qui fabriquent le bateau du rêveur
Les multitudes qui tissent les mouchoirs des amants
Les multitudes qui pleurent
Qui chantent qui souffrent
Tout autour de la terre
Dans les usines de fer, au fond des mines
Qui mâchent le soleil des morts certaines
Rient parfois aux éclats
Tombent amoureuses
Mais pas comme le fou d’un fantôme
Sous la lumière de la lune verte des nuits d’été
Les multitudes qui pleurent
Qui chantent, qui souffrent
Sous le soleil de la nuit
Rêvent de leur pain quotidien
Ne rêvent pas à la mort du papillon
Ni aux tristesses des violettes
Ni au voile qui scintille
Sous la lumière de la lune verte des nuits d’été
Ni aux amours du fou avec son fantôme
Les multitudes qui travaillent
Qui se dépouillent
Qui se déchirent
Les multitudes qui fabriquent le bateau du rêveur
Les multitudes qui tissent les mouchoirs des amants
Les multitudes qui pleurent
Qui chantent qui souffrent
Tout autour de la terre
Dans les usines de fer, au fond des mines
Qui mâchent le soleil des morts certaines
Rient parfois aux éclats
Tombent amoureuses
Mais pas comme le fou d’un fantôme
Sous la lumière de la lune verte des nuits d’été
Les multitudes qui pleurent
Qui chantent, qui souffrent
Sous le soleil de la nuit
Rêvent de leur pain quotidien
Ce poème nous invite à réfléchir sur notre propre condition et celle des autres. En nous connectant aux souffrances des multitudes, nous sommes appelés à explorer davantage les œuvres d’Abd al-Wahhab Al-Bayati et à partager nos réflexions sur la beauté tragique de la vie.
