Poésie classique

Rayons D’octobre (Iv)

Le poème ‘Rayons D’octobre (Iv)’ de Charles-Nérée Beauchemin évoque avec une grande sensibilité la mélancolie de l’automne. Écrit dans le contexte du début du 20ᵉ siècle, il reflète les subtilités des transitions saisonnières et les émotions qu’elles suscitent. Ce poème est une invitation à s’arrêter et à contempler la beauté et la tristesse de la nature en mutation.
Maintenant, plus d’azur clair, plus de tiède haleine,
Plus de concerts dans l’arbre aux lueurs du matin :
L’oeil ne découvre plus les pourpres de la plaine
Ni les flocons moelleux du nuage argentin.
Les rayons ont pâli, leurs clartés fugitives
S’éteignent tristement dans les cieux assombris.
La campagne a voilé ses riches perspectives.
L’orme glacé frissonne et pleure ses débris.
Adieu soupirs des bois, mélodieuses brises,
Murmure éolien du feuillage agité.
Adieu dernières fleurs que le givre a surprises,
Lambeaux épars du voile étoilé de l’été.
Le jour meurt, l’eau s’éplore et la terre agonise.
Les oiseaux partent. Seul, le roitelet, bravant
Froidure et neige, reste, et son cri s’harmonise
Avec le sifflement monotone du vent.
En conclusion, ce poème nous rappelle la fugacité des saisons et l’éphémère beauté de la vie. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de Charles-Nérée Beauchemin pour découvrir davantage de réflexions sur la nature et le passage du temps.

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