Poésie classique

Pour Prendre Congé

Dans ‘Pour Prendre Congé’, Henry Rey explore les thèmes universels de l’amour et de la séparation. Écrite à une époque marquée par des réflexions sur les émotions humaines, ce poème résonne encore aujourd’hui avec ses images puissantes et son ton nostalgique. La voix lyrique nous guide à travers un adieu empreint de tristesse et de beauté, révélant les complexités des relations humaines.
Madame, vous avez une alerte jeunesse, Une prunelle fauve avec des regards doux, Je vous ai vue un soir, ayant quelque tristesse, Et mon rêve, un moment, s’est posé près de vous. Un soleil éclatant dore vos cheveux roux, Votre chair est pareille aux marbres de la Grèce ; Divine fut la coupe où je puisai l’ivresse ; Plus d’un eût effeuillé sa vie à vos genoux. Et moi… moi sans remords je vous quitte, madame, Je déserte le temple indifférent aux dieux Et l’autel où jamais ne s’allume une flamme. Vous vous consolerez de ces brusques adieux ; Pour croire à vos regrets, je connais trop votre âme, Et pour croire à vos pleurs, je connais trop vos yeux.
Ce poème nous invite à méditer sur la délicatesse des connexions humaines et la douleur inhérente aux séparations. N’hésitez pas à explorer davantage les œuvres de Henry Rey ou à partager vos pensées sur ses vers.
Auteur:Henry Rey

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