Dans ‘Neuf Sonnets’, Guy Le Fevre de La Boderie s’adresse à la dualité entre l’honneur et les faux-semblants des puissants. Écrite au cours du 16ᵉ siècle, cette œuvre reflète les frustrations d’un poète qui refuse de compromettre son intégrité pour des flatteuses récompenses. Un texte qui reste actuel dans sa critique des inégalités sociales et des illusions de la cour.
Ce n’est pas moy désormais qui pour plaire Aux grands Seigneurs, me vueille travailler, Et nuit et jour sur les livres veiller, Pour des ingrats quelques grâces attraire. Ce n’est pas moy qui vueille contrefaire Tableaux vivants pour les morts y tailler Ni des fleurons des vertus emailler Les vicieux, et plus leurs vices taire. Ce n’est pas moy qui mon temps vueille vend Au sort trompeur pour à jamais m’attendre D’un vain espoir aux promesses des cours : Ce n’est pas moy qui pour Seigneur ny Dame Vueille engager son honneur ny son ame Faisant des vers hérauts de leurs amours.
Ce poème invite à une réflexion profonde sur la véritable valeur de l’honneur et sur la place de l’artiste dans une société souvent ingrate. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de Guy Le Fevre pour découvrir toute la richesse de sa pensée.
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