L’Apprenti Fantôme
Ilarie Voronca, poète du 20ᵉ siècle, nous invite à une profonde réflexion à travers ‘L’Apprenti Fantôme’. Ce poème explore les thèmes de l’identité et de l’appartenance avec des images évocatrices, questionnant notre lien avec le monde qui nous entoure. À travers la lumière, le mouvement et les souvenirs, l’auteur dépeint une quête existentielle qui résonne encore aujourd’hui.
Une lumière qui avance lentement comme l’eau Dans un morceau de sucre. Une lumière Qui me découvre peu à peu. Ai-je une bouche Comme les gens d’ici ? Des bras, des jambes ? Quel miroir Me rendra soudain à moi-même ? Quelle baguette Magique, me fera redevenir semblable À ceux qui m’ont fermé leur porte ? Et je tournais Autour de leur maison comme un vent fou de désespoir Ah Est-il merveille plus grande que ces yeux Qui relient la face à l’univers qui l’entoure ? Ils savent percer le lointain mais aussi comme une feuille Ô la pluie pénètre ils savent retenir d’énormes visions. Et l’oreille qu’émeut la voix de l’ami ou le grondement Du tonnerre ? Et les mains qui pétrissent le pain ? Et les pieds qui, soumis, silencieux comme deux chiens, Conduisent l’homme sur les traces de la lumière ? Hommes et femmes qui êtes d’ici et qui savez Reconnaître chaque pierre et qui vous appelez Avec des noms pleins jusqu’au bord de souvenirs. Puis-je apprendre vos jeux, puis-je vous dire, Quelle joie est la vôtre: le matin au réveil Vos doigts qui retrouvent comme un clavier le monde Le soleil du parler rayonne dans vos bouches Chaque mot est aimé par vos pères et vos enfants.
Ce poème soulève des questions sur notre propre identité et notre place dans la société. Il nous pousse à envisager nos connections aux autres et le rôle des souvenirs dans cette quête. N’hésitez pas à partager vos pensées sur ce poème ou à explorer d’autres œuvres d’Ilarie Voronca pour enrichir votre compréhension de sa poésie unique.
