Le poème ‘Faire le Quart’ de Jean Richepin, écrit à la fin du 19ᵉ siècle, transporte le lecteur dans une ambiance maritime troublée. À travers des images puissantes et une atmosphère sombre, Richepin évoque la lutte des marins face aux éléments naturels, offrant une réflexion sur la solitude et la peur. Ce poème reste significatif grâce à sa capacité à capturer l’angoisse et la beauté des paysages marins.
Ciel d’encre. Flots de poix. Foutu quart de brume ! La mer épaisse colle aux flancs du bateau En gargouillant ainsi que lorsqu’on fait eau. Dans l’air visqueux et sourd la cloche s’enrhume. On croirait respirer des paquets de plume. Des lunettes de plomb vous bouchent les yeux. Le feu blanc du grand mât semble au fond des cieux Un astre qui, lointain, meurt et se rallume. Soudain, tout près de nous, un sanglot dolent En sons entrecoupés râle et s’effiloche. À bâbord ? À tribord ? Qui sait ? Tinte, cloche. Un grand fantôme gris passe en nous frôlant. Ohé, l’ami, bonsoir ! Ta cloche s’enrhume. Nous nous sommes donné tous deux de l’émoi. Bonsoir, vieux, sans nous voir. De quart comme moi ? Ciel d’encre. Flots de poix. Foutu quart de brume !
À travers ‘Faire le Quart’, Jean Richepin nous invite à réfléchir sur les défis de la vie en mer et sur la manière dont nous faisons face à nos propres tempêtes intérieures. N’hésitez pas à explorer davantage d’œuvres de cet auteur fascinant ou à partager vos pensées sur ce poème.
