à Dionyse, Ãvan, Iacchus et LÃĐnÃĐe ;
Viens, tel que tu parus aux dÃĐserts de Naxos,
Quand ta voix rassurait la fille de Minos.
Le superbe ÃĐlÃĐphant, en proie à ta victoire,
Avait de ses dÃĐbris formÃĐ ton char dâivoire.
De pampres, de raisins mollement enchaÃŪnÃĐ,
Le tigre aux lares flancs de taches sillonnÃĐ,
Et le lynx ÃĐtoilÃĐ, la panthÃĻre sauvage,
Promenaient avec toi ta cour sur ce rivage.
Lâor reluisait partout aux axes de tes chars.
Les MÃĐnades couraient en longs cheveux ÃĐpars
Et chantaient Ãvius, Bacchus et ThyonÃĐe,
Et Dionyse, Ãvan, Iacchus et LÃĐnÃĐe,
Et tout ce que pour toi la GrÃĻce eut de beaux noms.
Et la voix des rochers rÃĐpÃĐtait leurs chansons ;
Et le rauque tambour, les sonores cymbales,
Les hautbois tortueux, et les doubles crotales
Quâagitaient en dansant sur ton bruyant chemin
Le faune, le satyre et le jeune sylvain,
Au hasard attroupÃĐs autour du vieux SilÃĻne,
Qui, sa coupe à la main, de la rive indienne,
Toujours ivre, toujours dÃĐbile, chancelant,
Pas à pas cheminait sur son ÃĒne indolent.