La vallée s’éveille en silence, frottée d’albâtre et d’aube. Les sentiers gardent les empreintes des guides et des premiers alpinistes. Ici chaque souffle porte une histoire, chaque pierre un nom.
Vers pour la ville au pied du Mont Blanc
HHautes aiguilles, Aiguille du Midi et téléphérique qui fend l’aube, réveillant cloches et vent clair.
AAu Mer de Glace, le train du Montenvers déroule les couches du temps et murmure un passé clair.
MMaisons savoyardes et l’Église Saint-Michel, bois et pierre se répondent en un souvenir clair.
OOn se souvient des Jeux Olympiques d’hiver de 1924, l’âge d’or du tourisme fait battre la vallée claire.
NNée au pied des glaciers, après l’annexion de la Savoie en 1860 la vallée garde son souffle clair.
IIl y a marchés, guides, cloches et l’UTMB qui court; la vie alpine chante sa force claire.
XXylophones d’avalanches lointaines, cloches et rumeurs de souk alpin invitent le visiteur sous l’air clair.
Je marche et la ville me répond: glaciers, trains et chalets tissent une mémoire vivante. Les saisons sculptent la pierre, les hommes gardent la couture des chemins. Viens écouter le silence qui parle plus fort que les mots.
Clés de Lecture du Poème
Genre Poétique: acrostiche lyrique en hommage à une vallée alpine.
Thèmes Abordés: amour pour la ville, mémoire alpine, premières ascensions (1786), Jeux de 1924, industrie du tourisme, traditions savoyardes.
Atmosphère Évoquée: gris-bleu des glaciers, odeur de résine et de bois fumé, son des cloches et du marché, vent d’altitude, lumière d’aube/crépuscule.
Invitation du Poète: marcher les sentiers, prendre le téléphérique de l’Aiguille du Midi, descendre au Montenvers et écouter la vallée.