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Élégie
Le poème ‘Élégie’ de Philippe Delaveau est une œuvre profondément émotive qui aborde les thèmes délicats du temps, de la mémoire et de la solitude. Écrit au 20e siècle, ce poème révèle la fragilité de notre existence face à l’érosion du temps et le poids des souvenirs. À travers des images poignantes et une langue riche, Delaveau nous invite à réfléchir sur notre propre expérience du passage du temps et sur les émotions que cela suscite. Dans un monde où tout semble éphémère, ‘Élégie’ reste un témoignage puissant de la condition humaine.
Le fleuve vert, le temps, l’idée, il faut que tout nous quitte Qui sommes-nous qui ne savons garder Le goût qu’avait le temps trop vite en fuite, L’image bleue, les pleurs de l’arbre après la pluie Même le souvenir est étroit dans sa cage Il ouvre au ciel une serrure, Foudroie la main qui voudrait l’arrêter Quand la mémoire, oiseau têtu, déclare : je vous ignore Jour de neige, une silhouette penchée, seule — Quel frère à nous semblable par la douleur? Courbe son dos et gagne un pré de lune L’arbre chétif et noir lorsque l’année s’achève La bouche est vide. La langue exploite un rien de sa carrière Où sont les mots d’antan, les phrases quand tu dors? Où est la langue peuplée d’îles, d’images au réveil? Tu ignores qui t’habite et te délie Si le temps était un cheval, tu saurais l’implorer De la main, au plat de l’encolure, sous la crinière Son oeil cesserait de craindre l’inconnu Qui parle de prairies célestes quand tout divague Le temps nous brûle. L’eau s’agite en nos coeurs L’oiseau de cendre abrite sa couvée. Quel amour? Ton foie nourrit de sa substance le rapace. Le bruit de ton angoisse fait rire l’ennemi.
En terminant votre lecture de ‘Élégie’, prenez un moment pour méditer sur la beauté et la tristesse inhérentes à nos souvenirs. Nous vous encourageons à partager vos réflexions dans les commentaires et à découvrir d’autres œuvres de Philippe Delaveau pour enrichir votre voyage poétique.