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Horloge Admirable
Dans le poème ‘Horloge Admirable’, Max Elskamp nous invite à réfléchir sur la nature du temps et de la mémoire. Écrit au début du 20ᵉ siècle, ce poème illustre le quotidien entre rire et larmes, tout en rendant hommage à un peuple à la fois bon et patient. À travers son langage riche et évocateur, Elskamp touche aux thèmes universels du travail, de l’amour et de la douleur.
Or, en aujourd’hui et mes heures, Marie du temps quotidien Pour le travail et pour le pain Des vies qui rient, des vies qui pleurent, Je vous salue, Marie-aux-heures ; Et vous salue, Marie-au-peuple, Mon peuple bon de chrétienté, Et si patient d’équité Depuis des temps d’éternité, Et vous salue, Marie, mon peuple. Or les villes, Marie-aux-cloches, Mes villes d’hiver et d’été Et de tout près, et d’à côté, Mes villes de bois ou de roche Bien vous saluent, Marie-aux-cloches ; Et vous saluent, Marie-aux-îles, Que font les bons chez les mauvais, Les cœurs naïfs et les muets Aux heures longues de ces villes Qui vous saluent, Marie-aux-îles, Et puis aussi, Marie-du-temps, Ceux du présent, et les absents Aux joies du rire ou dans la peine ; Et puis aussi, Marie-du-temps, Moi dans la vie comme à la traîne. Et voici bien des carillons Dans ma ville pour cette chose : L’heure qui sonne haute et rose, Et voit la mer à l’horizon Où les hommes sont à l’ouvrage Et les campagnes occupées De quelques arbres attroupés Dans deux ou trois petits villages. Et voici, Marie l’admirable, Cette heure en pleurs trop par ma faute, — Et chez moi dans la chambre haute D’où l’on voit la mer ineffable — S’étourdir elle, et très enfant, Dans mes rêves d’enluminures A mettre le doigt où figure Mal et mien un blanc vaisseau lent ; Or voici tous les carillons De ma ville vers cette chose Proclamée dans l’air haut et rose On voit la mer à l’horizon.
Ce poème nous rappelle que chaque instant est précieux et mérite d’être célébré. Invitez-vous à découvrir d’autres œuvres de Max Elskamp pour poursuivre cette exploration poétique inspirante.