Sous le ciel océanique, la cité respire en vagues et en marchés,
les pierres gardent la rumeur des comptoirs swahilis et des voiles arabes,
ici se mêlent mémoire coloniale et résilience d’une côte qui chante.
Lettre en rimes pour la rive d’Inhambane
Nausées d’épices et de jasmin dans l’air, souvenirs des marchands sur la mer
Humble cathédrale surveille les toits de tuiles et le port qui a vécu l’ère portugaise et la mer
Anciennes pierres de comptoirs swahilis, où s’échangeaient ivoire et drames, s’ouvrent sur la mer
Murmures du marché, chants de marrabenta et cliquetis des dhows, cadence de la mer
Baignée de lumière, Tofo et Barra offrent requins-baleines et coraux pour qui veut aimer la mer
Arts, broderies et filets tissés racontent une mémoire qui refuse d’être étrangère à la mer
Bien des temps troublés — colonisation, indépendance, les mains ont pansé la terre et la mer
Au fil des saisons, la ville se relève, fête ses couleurs, accueille le voyageur près de la mer
Natte de senteurs — fumée de poisson grillé, noix de coco, thé à la menthe — qui flotte vers la mer
Entendez les cloches, la houle et le marché : Inhambane vous appelle, revenez à la mer
Que la promenade commence au bord du front de mer, sous les arcades du marché et la voûte de la cathédrale,
que l’on plonge à Tofo pour voir les géants marins, puis l’on marche en écoutant les histoires tissées par les artisans,
partir, revenir, demeurer : Inhambane garde en elle l’écho de toutes les arrivées.
Clés de Lecture du Poème
Genre Poétique: Acrostiche, ton lyrique et méditatif, écrit pour être dit et entendu.
Thèmes Abordés: mémoire des comptoirs swahilis et de la présence portugaise, commerce (ivoire, esclavage), résilience post‑coloniale, mer et vie marine, artisanat et marchés.
Atmosphère Évoquée: océanique et chaude, dominante bleu‑azur et ocres de pierre, odeurs d’épices, noix de coco et poisson grillé, sons des dhows, du marché et des cloches.
Invitation du Poète: venir écouter la ville — ses plages (Tofo, Barra), sa baie, sa cathédrale, son marché et sa musique — et y retrouver l’histoire vivante.