Le poème ‘Je l’ai cueilli ! Je l’ai goûté’ de Charles Van Lerberghe nous entraîne dans une exploration profonde de l’éveil spirituel. Écrit à la fin du 19ᵉ siècle, l’œuvre de Van Lerberghe se distingue par son langage riche et symbolique, invitant le lecteur à réfléchir sur la nature de la réalité et de la perception. Ce poème demeure significatif pour ceux qui cherchent à comprendre leur place dans l’univers.
Je l’ai cueilli ! je l’ai goûté,
Le beau fruit qui enivre
D’orgueil, et je vis !
Je l’ai goûté de mes lèvres
Le fruit délicieux de vertige infini.
Mon âme chante, mes yeux s’ouvrent,
Je suis égale à Dieu !
Un autre monde de beauté
S’étend devant mes rêves ;
De toutes choses sur la terre se lèvent
De nouvelles clartés.
Ah ! tout n’était qu’illusion humaine,
Et songes décevants !
Pour la première fois je vois et je comprends,
Comme Dieu même.
Ah ! qu’en la paix de l’Eden il repose,
L’arbre miraculeux de lumière et de vie,
Où je devais trouver la mort !
Ce poème résonne tout au long des âges en questionnant notre compréhension de la vie et de la mort. Il incite les lecteurs à explorer davantage les œuvres de Van Lerberghe et à partager leurs pensées personnelles sur cette quête spirituelle.