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Kamadéva

Dans ‘Kamadéva’, Catulle Mendès nous transporte dans un monde où l’amour et la beauté divine s’entrelacent. Écrit à la fin du 19ᵉ siècle, ce poème évoque les sensations intenses suscitées par le dieu de l’amour, Kamadéva, tout en célébrant la nature luxuriante et les émotions humaines. Ce texte reste pertinent aujourd’hui pour sa manière unique d’explorer l’amour sous toutes ses formes.
Vent, flÃĻche, oiseau, tu passes
A travers les espaces
OÃđ le jour s’alluma,
Brillant KÃĒma !
L’ombre diminuÃĐe
Voit flotter la nuÃĐe
De tes parfums ravis
Aux madhavÃŪs.
Ton ÃĐtendard circule
Parmi le crÃĐpuscule
Et dans son blanc frisson
Porte un poisson.
A ta cheville teinte
De laque, un anneau tinte,
Imitant, pur mÃĐtal,
Le son du tal.
Sur ton dos d’ÃĐmeraude,
Vibre un carquois oÃđ rÃīde
L’haleine des cinq fleurs,
MÃĻres des pleurs.
Ces flÃĻches toujours sÃŧres
MÃĐditent des blessures
Que nul, Ãī fier Çmara,
N’ÃĐvitera,
Et ton bras vert balance,
Comme KÃĒla sa lance
Et RÃŧdra son trident,
Un arc strident !
Tout s’effare et s’ÃĐveille :
Une flamme, Ãī merveille !
PÃĐnÃĻtre les Açwins,
FrÃĻres divins.
Battant l’air de la queue,
Dans la lumiÃĻre bleue
Les vaches ont des bonds
Plus vagabonds.
L’HimÃĒlaya tressaille ;
Du chÊne à la broussaille
Circule un feu secret
Dans la forÊt.
Sous l’ÃĒmra qui distille
Une liqueur subtile
Et descend vers le sol
En parasol,
La branche refleurie
Du manguier se marie
Aux rameaux dÃĐlicats
Du malicÃĒs,
Et, mourante femelle,
Aspirant l’air que mÊle
Aux senteurs du matin
L’ÃĐpoux lointain,
L’onduleuse antilope
Rampe et se dÃĐveloppe
En un long bÃĒillement
D’ÃĐnervement.
Pris de chaudes dÃĐmences,
Les ÃĐlÃĐphants immenses
S’emportent à travers
Les rotangs verts.
Bleus TÃŪrthas, mers sauvages,
Qu’ils sont loin, vos rivages
Sans cesse caressÃĐs
De flots glacÃĐs !
Le vent ÃĒpre des flÃĻches
Gerce les trompes sÃĻches
Et fait claquer la peau
Du noir troupeau.
Sur les collines chÃĻres
A Kriçhna, les vachÃĻres
Baisent ÃĐperdument
L’auguste amant.
Seins dressÃĐs, cuisses nues,
Elles jettent aux nues,
A la cime, au ravin,
Ce chant divin :
ÂŦ Ananga, dieu vorace
Qui mords au cœur la race
Des antiques ManÃŧs,
DÃĐchire-nous !
Âŧ Tes flÃĻches parfumÃĐes
Dispersent les armÃĐes
Des hÃĐros qu’engendra
L’astre Tchandra !
Âŧ Tu corromps, Ãī Dieu jeune,
L’austÃĐritÃĐ du jeÃŧne
Par oÃđ les Maharçhis
Sont affranchis !
Âŧ Les vierges qu’ont surprises
Tes chaleureuses brises
DÃĐfaillent dans tes bras
Des vils ÇÃŧdras ;
Âŧ Comme de belles tentes
Sous le vent palpitantes
S’enflent leurs jeunes seins
De perles ceints;
Âŧ Et, l’œil clos d’une larme,
Les ÃĐpouses qu’alarme
Un rÊve hasardeux,
Vont, deux à deux,
Âŧ Vers le bassin de marbre
Endormi sous un arbre
OÃđ les aras siffleurs
Mordent les fleurs,
Âŧ Et deux à deux couchÃĐes,
PÃĒles, sur des jonchÃĐes
De roses kadambas,
Se parlent bas ! Âŧ
Ainsi chante la foule
Des vachÃĻres qui foule
Et ravit de ses jeux
Les pics neigeux.
A leurs voix, sous l’austÃĻre
Figuier, le Solitaire
Sent revivre son cœur
Et dit : ÂŦ Vainqueur
ÂŦ Des Rackçhaças immondes,
Âŧ Hari, dieu des trois Mondes,
Âŧ Confonds les attentats
Âŧ Des noirs BhÃŧtas ! Âŧ
Mais en vain. KÃĒma verse
Une langueur perverse
Dans le sein palpitant
Du pÃĐnitent,
Et toujours, sur le livre
Auguste qui dÃĐlivre,
L’image passera
D’une Apçara
Demi-nue, en dÃĐlire,
Ouvrant, noir de collyre,
Le lotus de ses yeux
Fallacieux,
Et, selon la cadence
De l’onduleuse danse
Qui fait tinter sans fin
L’anneau d’or fin,
Montrant sa gorge blonde
Ou la cachant sous l’onde
De ses cheveux ÃĐpars
De toutes parts !
Cependant, vers le faÃŪte
A la splendeur parfaite,
Çmara suit son chemin,
L’arc à la main !
Dans la pure lumiÃĻre
OÃđ la Cause premiÃĻre
RevÊt le flamboiement
Du diamant,
Parmi des harmonies
OÃđ les voix sont unies
Des cygnes aux beaux cous
Et des coucous,
L’arc sans misÃĐricorde
Fait crÃĐpiter sa corde
Pareille au frisson clair
D’un prompt ÃĐclair,
Et LakçhmÃŪ que dÃĐcore
Le pur ÃĐclat encore
De la vague de lait
Qui la roulait,
CÃĐdant à la mollesse
De son dÃĐsir, se laisse
Tomber sur le genou
Du noir WiçhnÃŧ,
Et des pleurs de dÃĐlice
Mouillent le bleu calice
De son œil immortel
Ceint de bÃĐtel !
Le poème ‘Kamadéva’ invite le lecteur à se plonger dans les profondeurs de la passion et de la sensualité. Pour découvrir davantage sur les œuvres de Catulle Mendès et explorer les thèmes de l’amour et de la beauté, n’hésitez pas à consulter nos autres articles.

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