Dans ‘Les Amours, Livre Troisième’, Clovis Hesteau de Nuysement interroge les thèmes de l’hubris et des conséquences de l’ambition démesurée. Écrit à une époque où la mythologie servait de miroir aux faiblesses humaines, ce poème dénonce les dangers de la fierté excessive à travers les récits tragiques d’Ixion, Icare et Phaëton, offrant ainsi une réflexion intemporelle sur les choix humains et leurs répercussions.
L’impudent
Ixion trompé du faux nuage,
Pourchassant de
Junon la haute deité :
Eut pour juste loyer de sa cupidité,
L’inespéré labeur d’un éternel rouage.
L’audacieux
Icare aveuglé de courage,
Pour s’estre plus haussé que son vol limité,
Fut justement puni de sa témérité,
Trebuschant dans la mer privé de son plumage.
L’orgueilleux
Phaëton cheut encore des
Cieux,
Dans l’humide
Occean : et trop ambitieux,
S’acquesta le surnom d’arrogant et d’ignare.
Helas sauve moy donq, qui ay seul plus osé,
Ayant en ton honneur ce discours composé :
Que n’avoient
Ixion *,
Phaëton, et
Icare.
Ce poème invite à une profonde réflexion sur la nature humaine et les conséquences de l’arrogance. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de Clovis Hesteau pour découvrir ses visions poignantes de l’humanité.