Poésie classique

Mon Âne

Léon Cladel, poète du 19ᵉ siècle, nous offre dans ‘Mon Âne’ un regard plein de tendresse sur la relation entre l’homme et l’animal. Ce poème évoque une connexion émotionnelle profonde avec la nature et les bêtes, dans un style accessible qui résonne encore aujourd’hui. À travers les lignes de ce poème, nous découvrons un monde où la simplicité et la joie cohabitent, faisant de ‘Mon Âne’ une œuvre significative et touchante.
Il avait sur l’échine une croix pour blason ! Poussif, galeux, arqué, chauve et la dent pourrie, Squelette, on le traînait, hélas ! à la voirie. Je l’achetai cent sous ; il loge en ma maison. Sa langue avec amour épile ma prairie Et son œil réfléchit les arbres, le gazon, La broussaille et les feux sanglants de l’horizon ; Sa croupe maintenant n’est plus endolorie. À mon approche, il a des rires d’ouragans, Il chante, il danse, il dit des mots extravagants Et me tend ses naseaux imprégnés de lavande. Mon âne, sois tranquille, erre et dors, mange et bois, Et vis joyeux parmi mes prés, parmi mes bois ; Va, je te comblerai d’honneurs et de provende !
À travers ‘Mon Âne’, Cladel nous rappelle la beauté des relations sincères, qu’elles soient humaines ou animales. Nous vous invitons à explorer davantage les œuvres de cet auteur exceptionnel pour découvrir d’autres trésors poétiques.
Auteur:Léon Cladel

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