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Ombres d’un Amour Trahi

Ce poème évoque la mélancolie d’un amour perdu, ancré dans les ombres d’une forêt séculaire. À travers le récit d’un soldat hanté par la trahison, il soulève des questions profondes sur la fidélité, le destin et les sacrifices nécessaires pour honorer un amour impossible.

Ombres d’un Amour Trahi

Dans l’ombre mélancolique d’une forêt séculaire,
Où les arbres centenaires murmurent des secrets oubliés,
Je cheminais, soldat revenu des confins d’un front funeste,
Le cœur alourdi par le poids des batailles et des pertes,
Vers ce lieu hanté, théâtre d’un destin irréversible.

Sur le sentier crissant, sous la pale lueur d’un ciel de plomb,
Mes pas rencontraient l’écho d’un silence morne et pesant,
Tel un funeste présage d’un amour trop longtemps voilé,
Et l’âme, meurtrie par la trahison qui autrefois me glaçait,
Se rappelait les promesses d’un rêve disparu.

Je me souviens, jadis, d’une lueur douce et clandestine,
D’un amour secret dissimulé aux regards de la vie,
Celui qui s’épanouissait en l’ombre des sentiers perdus,
Telle une fleur camouflée sous le givre de l’hiver,
Son parfum, messager discret d’espoir et d’absolu.

Ce lieu était son sanctuaire autrefois, elle qui avait su
Toucher mon cœur meurtri, libérant en moi des vers d’espérance,
Héloïse, noble âme aux yeux d’ambre, arrivée en silence
Comme la brise caressant l’onde d’un lac endormi,
Son image en mon esprit gravée par un pacte invisible.

Mais voilà que le sort, cruel sculpteur de nos destins,
M’avait guidé sur ces sentiers ensorcelés de lamentations,
Où chaque branche semblait chuchoter le nom de ma douleur,
Et dans l’air lourd de regrets, la trahison se faisait murmure,
Telle une lame acérée, découpant mes illusions errantes.

Je marchais, hanté par l’écho des sabres et des cris distants,
Retissant le fil fragile d’une vie jadis vibrante d’amour,
Quand soudain, en un clair-obscur de lumière lunaire,
Je distinguais, entre les ombres mouvantes, une silhouette,
Comme un spectre du passé venu hanter mes insomnies.

“Héloïse…” murmurai-je, dans un souffle, en reconnaissant
Ce visage, enfin ressuscité par la magie de la nuit,
Son regard semblait pleurer les silences de nos jours perdus,
Et ses lèvres, esquissant un sourire triste d’autrefois,
Accueillirent mes paroles d’un désir si longtemps défunt.

«Soldat, aux pas incertains, ton retour éclaire ma pénombre,
Moi, celle qui ai aimé en secret, j’ai attendu ce moment fugace,
Loin des tumultes, des serments brisés par le vent de la trahison,
Je t’ai vu venir, pourtant éloigné de tes anciennes espérances,
Abandonné aux incertitudes d’un destin cruel et inflexible.»

Ses paroles se mêlaient à la musique sinistre des branches ployées,
Tandis que la forêt, complice muette de nos amours contrariées,
Tissait autour de nous un écrin d’ombres et de larmes secrètes,
Où chaque feuille morte chantait l’hymne de nos cœurs invisibles,
Et chaque pierre semblait gémir en écho de nos passions dissipées.

Je la regardais, éperdu, comme si l’univers tout entier s’était arrêté,
Mais en son regard se cachait une douleur muette, un abîme
Dont l’éclat témoignait d’un passé tissé de trahisons et de serments brisés,
Un récit d’amour clandestin, pourtant pur, mais condamné à l’oubli,
Telle une étoile filante, éphémère dans la nuit de nos existences.

«Héloïse, mon cœur te réclame, dans ce crépuscule trop cruel,
Où nos âmes se cherchent encore en vain,
Dis-moi, pourquoi cet amour que nul ne peut soutenir,
Pourquoi la cruelle perfidie qui, telle une ombre,
S’est glissée entre nos serments et nos espoirs?» dis-je, brisé.

Elle répondit d’une voix tremblante, comme l’écume des regrets :
«Mon cher soldat, jadis nos cœurs se sont liés dans la pureté,
Mais le destin en a voulu autrement, traître et inévitable,
Car mon cœur, lui, ne pouvait s’exprimer autrement
Que dans la douleur d’un amour que jamais ne saurait éclore.

«J’ai toi aimé en secret, en silence, comme l’eau caresse
La bergère des pierres, ignorant que la vie est éphémère;
Mais des serments déjà faits, et des engagements imposés
Par l’ombre d’un passé révolu, m’ont conduite
À trahir en moi l’envie d’un amour qui aurait pu naître.

«Pour honorer la mémoire d’un serment jadis scellé
Par les aléas d’une destinée enchevêtrée,
Je devais me détourner, résister à la passion,
Car le voile impitoyable du devoir a de cuivres fêlés
Fait de moi l’instrument d’un destin trop cruel à admettre.»

Son aveu, tel le coup d’une hache dans le silence de la nuit,
Faisait écho dans l’immensité de la forêt maudite,
Trahison, ô traîtrise, aux accents d’une rime désolée!
J’avais vu en elle l’espoir d’une vie réinventée,
Mais l’amour, parfois, ne peut naître que dans la douleur du renoncement.

Les arbres pleuraient la pluie d’une angoisse infinie,
Et le vent portait le murmure de nos âmes éclatées,
Alors j’ai compris que cet amour secret, en dépit de sa magie,
Ne pouvait que s’effacer, victime des lois implacables
D’un destin scellé par l’amertume et la trahison subtile.

Mes yeux, embués de larmes, cherchaient encore dans l’ombre
La trace de l’espoir que jadis faisaient scintiller nos rêves,
Mais le cœur, épris de douleur, battait à contretemps
Avec la mélodie funeste d’une vie qui se délite,
Emprisonné dans le labyrinthe froid d’une forêt hantée.

«Pourquoi, Héloïse, pourquoi as-tu trahi notre serment?
Ne voyais-tu pas, dans le regard de nos instants suspendus,
La lueur d’un amour sincère, que l’on aurait pu partager
Comme l’on partageait jadis les étoiles silencieuses
Du firmament d’une jeunesse encore peu corrompue?» murmurai-je.

Sa voix, douce et désolée à la fois, se perdit dans le murmure
Des feuilles frémissantes, tandis que l’obscurité descendait,
Et dans l’ombre, je compris que l’ultime trahison,
C’était celle que le destin, impitoyable marionnettiste,
Jouait sur nos cœurs fragiles, un cruel dessein scellé d’avance.

Le clair de lune caressait nos silhouettes dévastées,
Et dans cette atmosphère d’un dernier adieu silencieux,
Tous les souvenirs s’affluaient, douloureux et exquis,
Révélant les instants d’allégresse, les serments murmures,
Les espoirs inavoués et la certitude d’une perte irrémédiable.

Ainsi s’achevait la nuit, dans une symphonie d’agonie,
Où le fracas de nos rêves brisés se mêlait
À l’insondable vacarme d’un destin malheureux,
Celui d’un soldat, égaré dans le labyrinthe de la vie,
Et d’une âme aimante, contraintes par des chaînes invisibles.

Je repris mon chemin, solitaire et las,
Sous le regard impassible de ces arbres centenaires,
Mes pas se faisaient échos d’une mélancolie infinie,
Tandis que je portais en moi la blessure ouverte
D’un amour caché, trahi par la fatalité de l’existence.

Les clairières devenaient le miroir de mes regrets,
Les ombres, les témoins silencieux d’un serment rompu,
Et la forêt hantée, dans son éternelle tristesse,
Gardait le secret de notre amour impossible,
Telle une relique précieuse, ensevelie dans le temps.

Dans la solitude glaciale d’un matin d’automne,
Où les brumes dansaient des pas lents sur le tapis d’or,
Je m’assis près d’une source jadis miroitant l’espérance,
Et j’écrivis ces vers, douloureux murmures de ma peine,
Pour confesser, à l’éphémère, la douleur d’une trahison.

Ô destin, cruel architecte de nos vies en déroute,
Pourquoi nous condamnes-tu à l’amertume d’un amour défunt?
Pourquoi nos cœurs, jadis si vibrants d’une passion secrète,
Ne pouvaient-ils se libérer des chaînes de l’obligation,
Et s’épanouir en une symphonie libre et éclairée?

La réponse se perdait dans le fracas des souvenirs,
Dans l’ombre du passé où tout semblait possible,
Mais où, hélas, la trahison se dressait, implacable,
Tel un spectre qui hante sans fin les voies de la vie,
Rappel constant de la fragilité des serments murmurés.

Je me levai, et, dans un dernier adieu à ce lieu maudit,
Je pris mon envol vers l’obscur horizon, le cœur en lambeaux,
Porté par le vent qui semblait vouloir effacer
Toute trace d’un amour, aussi secret qu’inoubliable,
Laissant en mon âme le singulier regret d’un rêve inassouvi.

Les pas résonnaient, solitaires, sur le tapis des regrets,
Et chaque bruissement de feuilles murmurait une sentence,
Une sentence d’un amour trahi, d’une passion incomplète,
Où les serments jadis scellés par le cœur se dissipent,
Comme la rosée fragile sous le fardeau du soleil levant.

Ainsi, dans cette forêt hantée, scellée par l’amertume,
Je fis tressaillir les dernières notes d’un adieu éternel,
Et, dans le fracas silencieux d’un destin irréversible,
Je me laissai glisser, emporté par la rivière des larmes,
Telle une voile déchirée par la tempête de l’inexorable.

Aujourd’hui, quand le vent se lève et que l’obscur se retire,
Je me souviens encore de l’amour fougueux et secret,
De cette douce Héloïse qui, malgré elle, fut messagère
D’un serment trop fragile pour échapper aux griffes du temps,
Et dont la trahison intérieure fit de nos rêves des ruines.

Ô lecteur, entends le hurlement silencieux de mon âme
Qui se perd dans les échos d’un passé en demi-teinte,
Car ce récit, malgré sa beauté et son émoi sans pareil,
N’est qu’un témoignage cruel de la fatalité implacable
D’un amour caché qui, par force des choses, ne put jamais éclore.

Et c’est là, sous le firmament blafard et le regard des vieux arbres,
Que se conclut ce triste poème, l’ultime adieu d’un soldat
Dont le cœur, meurtri par la guerre et par des trahisons intimes,
Ne trouvera jamais la paix dans l’étreinte de l’amour,
Seul l’éternelle solitude guidera mes pas vers l’inexorable destin.

Ainsi s’achève ma confession, dans un soupir de désolation,
Chaque vers, chaque mot, gravé dans la pierre d’un souvenir,
Sont l’écho d’un cœur meurtri par les illusions et les serments,
Scellant à jamais le destin d’un amour impossible,
Ombres d’un amour trahi, emporté par le souffle du destin.

En fin de compte, ce poème nous invite à réfléchir à la fragilité de nos serments et aux chemins sinueux que prend notre cœur. La douleur d’un amour caché, bien que dévastatrice, est aussi un rappel poignant de la beauté des moments partagés, même s’ils sont voués à l’échec. Nos choix façonnent nos vies, et parfois, au-delà des ombres, il est essentiel de trouver une lumière d’espoir et de compréhension.
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Auteur: Jean J. pour unpoeme.fr

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