Village perché de Provence, Roussillon se dévoile comme une palette de terres et de temps. Les ruelles parlent des siècles, les carrières conservent la mémoire des mains qui ont taillé l’ocre. Ici la lumière sculpte les façades et invite le voyageur à écouter.
Portrait chanté d’une cité ocrée
Ocre vivante, les carrières sculptent la roche, mémoire d’exploitation du XIXe siècle en frisson.
Une muraille médiévale s’accroche au ciel, veilleuse des ruelles et de chaque maison.
Sentier des Ocres, gorge et belvédère où le soleil écrit des lois sur la saison.
Souvenirs d’artisans et marchands qui firent prospérer l’ocre dans un commerce de raison.
Immobile, l’église sonne, cloches et marchés répondent au chant des cigales en chanson.
Lumière d’ocre embrase les façades, atelier de pigments, palette du Luberon.
Les ruelles en spirale, les portes, le belvédère: tout s’ouvre en livre et en blason.
Odeur de thym, lavande et un thé à la menthe flottent, parfumant les places comme un flacon.
Nombreux visiteurs reviennent pour la randonnée, l’art populaire, la table et la consolation.
En sillonnant ces teintes, on porte un peu de la ville avec soi: poussière d’ocre, chanson de pierre et horizon. Roussillon tient la mémoire dans ses falaises et la fête dans ses places. Viens voir, goûter, marcher: la lumière te racontera encore.
Clés de Lecture du Poème
Genre Poétique: Poème en vers courts, confession nostalgique et célébration sensorielle.
Thèmes Abordés: mémoire historique (fondation antique, murailles médiévales), industrie de l’ocre (carrières, exploitation au XIXe siècle), vie quotidienne, artisanat, paysage du Luberon.
Atmosphère Évoquée: dominante ocrée, senteurs de thym et lavande, chant des cigales, cloches et bruissement de marché; chaleur dorée du crépuscule.
Invitation du Poète: approcher en silence les carrières, suivre le sentier des Ocres, flâner dans les ruelles, goûter l’artisanat local et la cuisine provençale.