back to top

Utilisation des poèmes : Tous les poèmes de unpoeme.fr sont libres de droits et 100% uniques "sauf catégorie poésie classique" .

Vous pouvez les utiliser pour vos projets, écoles, affichages, etc., en mentionnant simplement notre site.

⚠️ Les poèmes soumis par nos lecteurs qui souhaitent en limiter l'usage auront une mention spécifique à la fin. En l’absence de cette mention, considérez-les comme libres de droits pour votre usage personnel ou professionnel.

Profitez-en !

Partagez votre talent avec nous ! ✨ Envoyez vos poèmes et histoires via ou utilisez ce formulaire.
Tous les styles sont bienvenus, tant que vous évitez les sujets sensibles. À vos plumes !
Article précédent

Trahison sous une île lointaine

Sur une île lointaine, où les vents murmurent des secrets anciens et les vagues rugissent de colère, un voyageur erre, hanté par les souvenirs d’une promesse trahie. Ce poème plonge dans les profondeurs de l’amour, de la perte et de la trahison, explorant les échos d’une histoire qui résonne entre les falaises et les flots sombres.
« `

L’Écho des Abîmes

Sur une île où les vents pleurent les soirs d’automne,
Un voyageur errant, courbé sous les regrets,
Foule d’un pas morose une grève d’ébène
Où jadis l’horizon lui ouvrit ses secrets.

Son manteau, déchiré par les ronces rebelles,
Flotte tel un linceul sur les rocs ulcérés ;
Les vagues, enroulant leur colère éternelle,
Mordent le sable noir de leurs rires altérés.

Il vient, pâle fantôme échappé des ténèbres,
Chercher dans ce désert un visage effacé,
Une voix qui jadis, sous les cieux funèbres,
Avait lié son âme à un serment glacé.

***

C’était au temps des fleurs, des promesses légères,
Quand l’espoir dansait en robe de clarté.
Un navire, un matin, échoua sur la pierre,
Portant dans ses flancs creux un hôte inattendu.

Elle apparut, semblable aux aurores premières,
Ses cheveux déployés en étendards soyeux,
Et dans ses yeux brûlait cette flamme guerrière
Qui défie les sorts et transperce les dieux.

« Je cherche, dit-elle, un refuge à ma peine,
Un lieu où l’oubli pourrait tisser son lin.
— Restez, lui dit-il, sous ma hutte de frêne,
L’île est vaste, et le temps y perd son discipline. »

***

Les jours coulèrent, lents et doux comme la sève,
Leurs mains unirent l’eau, le feu, le sel, le miel.
Elle apprit le langage des sources et des rêves,
Lui, découvrit l’écho qui dormait en son ciel.

Mais un soir, la marée apporta des nuages
Où roulaient des accents venus d’un autre port.
Elle écouta, le front ceint de sombres présages,
Le chant lointain d’un monde oublié, triomphant.

« Entends-tu, murmura-t-elle, ces appels nocturnes ?
Ils parlent de royaumes où le jasmin fleurit,
Où les tours de cristal dominent les nocturnes,
Où chaque pas engendre un destin qui sourit… »

Il se tut, sentant croître en son cœur une brèche,
Tandis que l’océan hurlait entre leurs voix.
Le vent vola ses mots, les jetant à la falaise,
Et la lune cacha son visage de froid.

***

Un matin, il la vit debout sur les falaises,
Les bras tendus vers l’ombre où dansait un vaisseau.
« Je reviendrai, dit-elle, avant que ne se fane
La bruyère enflammée au creux des vieux volcans.
Garde ce collier d’ambre où dort l’âme des chênes :
Il sonnera pour toi si mon cœur reste entier. »

Elle partit. Les flots engloutirent sa trace,
Et le temps dévora les semaines en silence.
Lui, guetta chaque aube, chaque ombre, chaque lame,
Jusqu’à ce que l’hiver ronge les derniers lys.

***

Un jour, le collier claqua, fragile, dans l’espace,
Et l’ambre, en tombant, se changea en poussière.
Il comprit que son sort, lié à ces fragments,
Avait péri là-bas, dans un geste de cendre.

Il courut vers les rocs où gisaient leurs promesses,
Mais la mer, en riant, lui jeta un miroir :
Au fond des eaux dansait, couronnée de détresses,
Celle qui, souriante, épousait le soir.

Un autre, à ses côtés, lui offrait des perles rares,
Et leurs doigts enlaçaient les mêmes serments morts.
Le voyageur, saisi par l’horreur solitaire,
Sentit ses os se fondre aux lèvres du décor.

***

Maintenant, sur la plage où rôde son supplice,
On dit qu’une ombre erre en appelant les morts,
Tandis que les corbeaux, funèbres complices,
Epellent son chagrin en croassant son sort.

L’île, gardant en elle cette agonie obscure,
N’enfante plus que vents déchirants et remords,
Et la vague, éternelle, impitoyable et dure,
Redit chaque matin le nom de ceux qui partent.

« `

À travers les mots de ce poème, nous sommes invités à réfléchir sur les promesses que nous faisons et celles que nous brisons. L’île, témoin silencieuse de cette agonie, nous rappelle que chaque choix laisse une trace, chaque trahison un écho. Et si, au fond, nos vies ne sont que des reflets dans le miroir de l’océan, que restera-t-il de nous lorsque les vagues auront effacé nos pas ?
Amour| Trahison| Île| Voyage| Solitude| Promesse| Nature| Émotions| Poésie Française| Abîmes| Poème Damour Et Trahison| Vers Libres Avec Musicalité Et Élégance| Poignante| Un Voyageur Solitaire
Auteur: Jean J. pour unpoeme.fr

💖 Soutenez notre travail ! 💖

Si nos poèmes et histoires ont touché votre cœur et apporté un peu de lumière à votre journée, nous vous invitons à soutenir notre projet, chaque don, même modeste, nous aide à continuer à créer et partager ces moments de douceur, de réflexion et d'émotion avec vous.
Ensemble, nous pouvons faire grandir cet espace dédié à la poésie et aux histoires, pour qu’il reste accessible à tous.

Merci de tout cœur pour votre générosité et votre soutien précieux. 🌟

➡️ Faites un don ici

Laisser un commentaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici