Le Sonnet XX de Pierre de Brach est une magnifique célébration de la beauté et de l’amour. Écrit dans une période où la poésie classique française atteignait son apogée, ce poème évoque avec puissance et sensibilité les émotions d’un amoureux captivé par l’éclat de sa bien-aimée. À travers des métaphores éblouissantes, Brach nous plonge dans l’intensité des sentiments humains, rendant cet œuvre intemporelle et pertinente.
Jamais du jour flambant l’aurore avant-courriere, Alors que matineuse on la voit dans les deux Ouvrir la porte close au soleil radieux Ne montre au bord du ciel si belle sa lumière, Qu’aujourd’huy, mon Aymee, en beauté la première, Et qui de son amour enflammeroit les Dieux, Une ardente lumière a fait voir à mes yeux, M’eslançant le rayon d’une œillade meurtrière. Mon Dieu, qu’elle estoit belle et belle sa clarté ! Ce que mes yeux avoient en elle de beauté Remarqué paravant, ce n’estoit qu’un ombrage. Mais helas ! de la voir de quoy m’a-t-il servi ? Plus belle la voyant d’en estre plus ravi Et d’un plus grand plaisir tirer plus grand dommage.
Ce sonnet invite à réfléchir sur la profondeur des sentiments amoureux et leur capacité à illuminer notre existence. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de Pierre de Brach pour découvrir davantage de sa vision poétique.
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