Le poème ‘Ville’ de Roger Milliot, publié en 1969 dans ‘Qui ?’, explore la désillusion et l’indifférence qui règnent dans les cités contemporaines. À travers des métaphores puissantes et des images frappantes, cet auteur met en lumière la solitude de l’individu face à la masse, tout en questionnant la véritable nature de la fraternité et de l’amitié dans un monde déshumanisé. Une invitation à réfléchir sur notre rapport aux autres et à notre environnement urbain.
On cherche en vain son ciel Dans le regard de ceux A qui l’on demande une rue Où trouver l’amitié d’un arbre, Ces rues comme des sarcophages Où l’on vient essayer sa mort Monde de chenilles arpenteuses Glissement souple des échines L’un contre l’autre répété Tiédeur corrosive des foules Toutes ces vies parallèles Sans horizon pour les joindre Dans les cité s d’indifférence Ils appellent fraternité la cohabitation Ils refusent le halo autour des choses Coupés les cheminements du feu Terni de cendre l’héritage Pitié pour les oreilles sourdes au chant du monde Pour les œillères mises à l’homme de trait, Qui ne verra le ciel qu’à sa lucarne Et ceux pour qui le temps est à tuer. Extrait de: 1969, Qui? (Edition Complète et Définitive), Mostra del Larzac editeur
En somme, ‘Ville’ nous pousse à examiner nos comportements face à l’indifférence ambiante et nous invite à rechercher des connexions authentiques dans un monde souvent froid et hostile. N’hésitez pas à explorer d’autres poèmes de Roger Milliot pour approfondir votre compréhension de sa vision du monde.
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