Poème d'amour

L’Éternel Retour : Les Saisons du Cœur

Quand le jeune printemps éveille les bourgeons,
Ton rire fut l’écho d’une aube cristalline ;
Sous le ciel azuré, loin des sombres donjons,
S’ouvrit la fleur d’aimer, tendre et coraline.

Puis l’été rayonna, brûlant comme un baiser,
Le zéphyr caressait nos fronts baignés de flamme ;
Rien ne pouvait alors, ô douce, apaiser
L’incendie éclatant qui consumait mon âme.

Mais l’or tombe des bois, voici les feuilles mortes,
Le doute, tel la brume, envahit les sentiers ;
Le vent pleure le soir en cognant à nos portes,
Et nos cœurs languissants tremblent, moins altiers.

Sous le givre d’argent, quand tout semble dormir,
Notre amour a trouvé sa force séculaire ;
Racine sous la neige, il ne peut plus frémir,
Éternel diamant dans la nuit stellaire.

Ce poème nous rappelle que, tout comme la terre, l’amour traverse des cycles inévitables. De l’effervescence des premiers jours à la quiétude de la maturité, chaque saison porte sa propre beauté et sa propre nécessité, forgeant un lien indissoluble face au temps qui passe.
Écrit par Carole G. de unpoeme.fr

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