L’Ombre d’un Aveu : Le Jardin du Silence
Je garde au fond de moi, dans l’ombre et le silence,
Un trésor enfoui que nul ne peut savoir ;
C’est une étrange fièvre, une douce souffrance,
Qui brûle mon esprit sans jamais se mouvoir.
Les mots meurent, tremblants, au bord de chaque lèvre,
Telles des lettres closes qu’on n’envoie jamais ;
Je bâtis un empire où mon âme s’enfièvre,
Peuplé de souvenirs et de rêves discrets.
Parfois un seul regard, furtif et sans promesse,
Éveille ce volcan que je croyais éteint ;
Je cache ma douleur sous des airs de sagesse,
Et je bois le poison de ce cruel destin.
Dans ce jardin secret dont je suis le gardien,
Ton image fleurit, inaccessible et belle ;
Le monde n’en sait rien, et tu n’en sauras rien,
Que mon cœur t’appartient, brûlante sentinelle.
Ce poème résonne comme un écho dans une cathédrale vide, célébrant la noblesse tragique des sentiments qui ne demandent rien en retour, sinon le droit d’exister dans l’obscurité intime de l’âme.
