À M. le Chevalier de Boufflers
Le poème ‘À M. le Chevalier de Boufflers’ de François-Marie Arouet Voltaire est une œuvre empreinte de finesse et d’ironie. Écrit au XVIIIe siècle, à une époque où les sentiments amoureux étaient souvent idéalisés, ce poème questionne le destin des cœurs et les honneurs portés par l’amour. Dans un style élégant, Voltaire nous invite à réfléchir sur les véritables passions humaines et leurs complications.
Certaine dame honnête’, et savante, et profonde,
Ayant lu le traité du cœur.
Disait en se pâmant : «
Que j’aime cet auteur !
Ah ! je vois bien qu’il a le plus grand cœur du monde !
«
De mon heureux printemps j’ai vu passer la fleur :
Le cœur pourtant me parle encore :
Du nom de
Petit-Cœur quand mon amant m’honore,
Je sens qu’il me fait trop d’honneur. »
Hélas ! faibles humains, quels destins sont les nôtres !
Qu’on a mal placé les grandeurs!
Qu’on serait heureux si les cœurs Étaient faits les uns pour les autres !
Illustre chevalier, vous chantez vos combats.
Vos victoires, et votre empire ;
Et dans vos vers heureux, comme vous pleins d’appas.
C’est votre cœur qui vous inspire.
Quand
Lisette vous dit : «
Rodrigue, as-tu du cœut?»
Sur l’heure elle l’éprouve, et dit avec franchise : «
II eut encor plus de valeur
Quand il était homme d’Église. »
Ayant lu le traité du cœur.
Disait en se pâmant : «
Que j’aime cet auteur !
Ah ! je vois bien qu’il a le plus grand cœur du monde !
«
De mon heureux printemps j’ai vu passer la fleur :
Le cœur pourtant me parle encore :
Du nom de
Petit-Cœur quand mon amant m’honore,
Je sens qu’il me fait trop d’honneur. »
Hélas ! faibles humains, quels destins sont les nôtres !
Qu’on a mal placé les grandeurs!
Qu’on serait heureux si les cœurs Étaient faits les uns pour les autres !
Illustre chevalier, vous chantez vos combats.
Vos victoires, et votre empire ;
Et dans vos vers heureux, comme vous pleins d’appas.
C’est votre cœur qui vous inspire.
Quand
Lisette vous dit : «
Rodrigue, as-tu du cœut?»
Sur l’heure elle l’éprouve, et dit avec franchise : «
II eut encor plus de valeur
Quand il était homme d’Église. »
En concluant cette exploration des méandres de l’amour, Voltaire nous invite à dépasser les apparences et à découvrir les véritables motivations des cœurs. N’hésitez pas à partager vos impressions sur cette œuvre fascinante ou à explorer d’autres poèmes de cet auteur emblématique.
