Poésie classique

Aux Naturalistes et Mecreans

Le poème ‘Aux Naturalistes et Mecreans’ de Guy Le Fevre de La Boderie interroge les limites entre le naturel et le divin. Écrit au XVIIe siècle, il plonge le lecteur dans une réflexion sur la lumière spirituelle présente dans la nature. Ce poème emblématique incite à redécouvrir le mystère de la création par le biais d’une vision transcendante, tout en encourageant une lecture attentive des signes divins.
Comme le beau Soleil de sourgeon perennel Dardant son ray subtil penetre une verriere Sans le verre casser, et sans que sa lumiere Il retranche d’avec son pur rayon isnel : Ainsi nous envoya Dieu le Pere eternel Son Verbe et sa splendeur dedans la Vierge entiere, Sans fendre son Christal ni rompre sa barrière, Et sans se separer du sourgeon paternel. Vous qui ne donnez foy à la sainte ecriture, Remerquez ce mystere au livre de Nature : Ouvres les yeux de l’Ame afin d’apercevoir Le Soleil du soleil qui dans les coeurs veut naistre : Et n’attribuez plus au serviteur qu’au maistre : Puissant doit estre cil qui donne à tous pouvoir.
En méditant sur les paroles de ce poème, nous sommes invités à ouvrir notre âme pour découvrir la lumière cachée en nous et autour de nous. Explorez davantage l’œuvre de Guy Le Fevre et partagez vos réflexions sur cette belle quête du sens.

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