Le poème ‘Ce N’est Pas Moy Aussi que L’On Avance’ de Guy Le Fevre de La Boderie, figure emblématique du 17ᵉ siècle, questionne les dynamiques de pouvoir et d’honneur. À travers une écriture raffinée, l’auteur met en lumière les défis moraux liés à l’ambition et à la flatterie dans un monde où les mignons des seigneurs semblent prévaloir sur l’intégrité. Ce poème demeure une critique pertinente de la réception sociale et de l’authenticité personnelle.
Ce n’est pas moy aussi que l’on avance Aux dignitez, aux degrez, aux honneurs Car la plupart des mignons des Seigneurs Ont le loyer des bons Esprits de France : Et leur bienfait leur mérite devance Mais au rebours les mignons des neuf Seurs N ont d’autres pris que leurs propres doulceurs, Et leur plaisir leur sert de recompense. Si n’apprendray-je à mentir, ny flatter N’a plaisirs vains les plus grands allaiter Deussay-je avoir la fortune ennemie : Je ne sçauroy leur prester à crédit De langue ou main ce que le cœur desdit. Gloire n’est point de grands vices amie.
À travers cette œuvre, Guy Le Fevre nous interpelle sur la nécessité de rester fidèle à soi-même face à la corruption et à l’hypocrisie. N’hésitez pas à explorer d’autres poèmes de cet auteur pour découvrir des réflexions similaires sur la nature humaine.
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