Damœtas et Methymne
Le poème ‘Damœtas et Methymne’ d’Albert Samain, extrait de son recueil ‘Aux flancs du vase’ publié en 1898, est une célébration poétique de la nature et des éléments. À travers le dialogue entre un poète et un sage, Samain nous invite à réfléchir sur l’harmonie et la beauté qui régissent notre univers. Ce poème, empreint de sérénité, reste pertinent par sa profondeur philosophique et son exploration des métamorphoses de l’existence.
Damœtas le poète et Methymne le sage,
Dans l’agreste douceur d’un calme paysage
Où brille une eau courante, où paissent des troupeaux,
Assis près de la ruche, alternent leurs propos.
Methymne gravement dit l’essence des choses,
L’air, l’eau, le feu, la terre et les métamorphoses ;
Quelle grande âme unique en ses modes divers
Transforme incessamment l’éternel univers,
Et se révèle, égale, en sa raison profonde,
Dans le vol d’un insecte ou l’orbite d’un monde.
Damœtas à son tour : quelle Nécessité
Mène à travers l’amour la vie à la beauté :
Quelle identique loi, passant l’art des orfèvres,
A découpé le lys et ciselé les lèvres ;
Et quels souffles du ciel agitent en tout temps
Les bois, la vaste mer aux flots retentissants,
Et, venus jusqu’à nous des étoiles lointaines,
Propagent d’onde en onde, au bleu des nuits sereines,
Le son mélodieux de l’éther musical
Où tournent doucement les sphères de cristal…
Ainsi vont s’enlaçant leurs nobles rêveries.
Des vaches, çà et là, beuglent dans les prairies.
Extrait de:
Aux flancs du vase (1898)
Dans l’agreste douceur d’un calme paysage
Où brille une eau courante, où paissent des troupeaux,
Assis près de la ruche, alternent leurs propos.
Methymne gravement dit l’essence des choses,
L’air, l’eau, le feu, la terre et les métamorphoses ;
Quelle grande âme unique en ses modes divers
Transforme incessamment l’éternel univers,
Et se révèle, égale, en sa raison profonde,
Dans le vol d’un insecte ou l’orbite d’un monde.
Damœtas à son tour : quelle Nécessité
Mène à travers l’amour la vie à la beauté :
Quelle identique loi, passant l’art des orfèvres,
A découpé le lys et ciselé les lèvres ;
Et quels souffles du ciel agitent en tout temps
Les bois, la vaste mer aux flots retentissants,
Et, venus jusqu’à nous des étoiles lointaines,
Propagent d’onde en onde, au bleu des nuits sereines,
Le son mélodieux de l’éther musical
Où tournent doucement les sphères de cristal…
Ainsi vont s’enlaçant leurs nobles rêveries.
Des vaches, çà et là, beuglent dans les prairies.
Extrait de:
Aux flancs du vase (1898)
En conclusion, ‘Damœtas et Methymne’ nous rappelle l’importance de contempler la beauté qui nous entoure et de chercher à comprendre les lois qui régissent notre monde. N’hésitez pas à explorer davantage les œuvres d’Albert Samain pour découvrir d’autres réflexions poétiques sur la vie et la nature.
