Du Courage?…
Le poème ‘Du Courage ?’ de Francis Jammes plonge le lecteur dans une profonde introspection sur la souffrance et le désespoir. Écrite au début du 20ᵉ siècle, cette œuvre illustre la sensibilité d’un auteur touché par les épreuves de la vie. À travers des vers poignants, Jammes exprime son besoin de consolation, rendant ce poème intemporel et universel dans sa thématique. Découvrez ce texte qui résonne dans le cœur de ceux qui ont connu la douleur.
Du courage ?
Mon âme éclate de douleur.
Cette vie me déchire.
Je ne puis plus pleurer.
Qu’y a-t-il, qu’y a-t-il, qu’y a-t-il, dans mon cœur
Il est silencieux, terrible et déchiré.
Pourtant qu’avais-je fait que de fumer ma pipe devant les doux enfants qui jouaient dans la rue ?
Un serrement affreux me casse la poitrine.
Je ne puis plus railler…
C’est trop noir, trop aigu.
ô toi que j’ai aimée, conduis-moi par la main vers ce que les hommes ont appelé la mort, et laisse, à tout jamais, sur le mortel chemin, ton sourire clair comme un ciel
d’azur dans l’eau.
L’espoir n’existe plus.
C’était un mot d’enfance.
Souviens-toi de ta triste enfance et des oiseaux
qui te faisaient pleurer, tristes dans les barreaux de la cage où ils piaillaient de souffrance.
Aimer.
Aimer.
Aimer.
Abîmez-moi encore.
Je crève de pitié.
C’est plus fort que la vie.
Je voudrais pleurer seul comme une mère douce qui essuie avec son châle la tombe de son fils.
Mon âme éclate de douleur.
Cette vie me déchire.
Je ne puis plus pleurer.
Qu’y a-t-il, qu’y a-t-il, qu’y a-t-il, dans mon cœur
Il est silencieux, terrible et déchiré.
Pourtant qu’avais-je fait que de fumer ma pipe devant les doux enfants qui jouaient dans la rue ?
Un serrement affreux me casse la poitrine.
Je ne puis plus railler…
C’est trop noir, trop aigu.
ô toi que j’ai aimée, conduis-moi par la main vers ce que les hommes ont appelé la mort, et laisse, à tout jamais, sur le mortel chemin, ton sourire clair comme un ciel
d’azur dans l’eau.
L’espoir n’existe plus.
C’était un mot d’enfance.
Souviens-toi de ta triste enfance et des oiseaux
qui te faisaient pleurer, tristes dans les barreaux de la cage où ils piaillaient de souffrance.
Aimer.
Aimer.
Aimer.
Abîmez-moi encore.
Je crève de pitié.
C’est plus fort que la vie.
Je voudrais pleurer seul comme une mère douce qui essuie avec son châle la tombe de son fils.
En lisant ‘Du Courage ?’, prenez un moment pour réfléchir à vos propres luttes et aux moyens de trouver la paix intérieure. N’hésitez pas à explorer davantage les œuvres de Francis Jammes et à partager vos réflexions sur ce poème chargé d’émotion.
