L’Amour Anacréontique
L’Amour Anacréontique de Charles Coran est un poème riche et captivant qui évoque les thèmes de l’amour, de la beauté juvénile et de la fête autour du vin. Inspiré par l’esprit d’Anacréon, célèbre poète de la convivialité et de l’amour, ce poème transporte le lecteur dans un univers où l’ivresse et la sensualité se rencontrent. Écrite à une époque où la poésie se mêle à l’expression des plaisirs de la vie, cette œuvre demeure pertinente et touchante, vibrant d’une atmosphère de plaisir éphémère.
Eh quoi ! votre printemps sourit à mon automne,
Y pensez-vous, jeune beauté !
J’ai l’âge où les ardeurs ont besoin d’une tonne ;
Il faut à boire à ma gaîté.
Coupe en main, vous plaît-il de me servir l’ivresse ?
Complotez donc avec le vin.
Osez dans le breuvage infuser la maîtresse ;
Je vous devrai le feu divin.
D’abord me préparant des vendanges vermeilles,
Secondez la chaleur des cieux :
Rivale du soleil, surveillez l’or des treilles,
Que les fruits gonflent sous vos yeux.
Puis de vos blondes mains, sous les jaunes ramures,
Cueillez vous-même, & grain à grain ;
De vos doigts effilés, touchez aux rondeurs mûres,
Comme aux perles de votre écrin.
Et soulevant les plis de la jupe en révolte,
Plus qu’à mi-jambe retenus,
Dans la cuve foulez la juteuse récolte,
En bacchante, avec des pieds nus.
Que ma coupe soit belle à l’heure où le vin coule !
A vous d’en donner le dessin.
Qu’un métal assoupli discrètement la moule
Sur le galbe de votre sein.
Avant de me l’offrir, que votre lèvre y touche !
Pour qu’en m’abreuvant à longs traits,
Je baise humide encor l’endroit de votre bouche
Sur la forme de vos attraits.
Ivre alors, j’oublierai que mes cheveux grisonnent ;
Je serai vieux, comme à Téos
Le sage Anacréon, dont les vers déraisonnent
Pour avoir bu le vin d’Éros.
Y pensez-vous, jeune beauté !
J’ai l’âge où les ardeurs ont besoin d’une tonne ;
Il faut à boire à ma gaîté.
Coupe en main, vous plaît-il de me servir l’ivresse ?
Complotez donc avec le vin.
Osez dans le breuvage infuser la maîtresse ;
Je vous devrai le feu divin.
D’abord me préparant des vendanges vermeilles,
Secondez la chaleur des cieux :
Rivale du soleil, surveillez l’or des treilles,
Que les fruits gonflent sous vos yeux.
Puis de vos blondes mains, sous les jaunes ramures,
Cueillez vous-même, & grain à grain ;
De vos doigts effilés, touchez aux rondeurs mûres,
Comme aux perles de votre écrin.
Et soulevant les plis de la jupe en révolte,
Plus qu’à mi-jambe retenus,
Dans la cuve foulez la juteuse récolte,
En bacchante, avec des pieds nus.
Que ma coupe soit belle à l’heure où le vin coule !
A vous d’en donner le dessin.
Qu’un métal assoupli discrètement la moule
Sur le galbe de votre sein.
Avant de me l’offrir, que votre lèvre y touche !
Pour qu’en m’abreuvant à longs traits,
Je baise humide encor l’endroit de votre bouche
Sur la forme de vos attraits.
Ivre alors, j’oublierai que mes cheveux grisonnent ;
Je serai vieux, comme à Téos
Le sage Anacréon, dont les vers déraisonnent
Pour avoir bu le vin d’Éros.
Ce poème de Charles Coran nous invite à goûter aux plaisirs simples de la vie et à savourer chaque instant avec amour et ivresse. Explorez davantage les œuvres de cet auteur fascinant ou partagez vos réflexions sur ce poème enchanteur !
