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Les Invalides
Le poème ‘Les Invalides’ de Philippe Delaveau nous transporte dans un voyage à travers le temps et l’espace, illustrant la mémoire collective d’un monument emblématique de Paris. Écrit dans un contexte qui interroge l’importance des souvenirs et de l’éphémère, ce poème invite à la réflexion sur notre rapport à l’histoire et aux lieux qui nous entourent.
Le monument tapi dans l’ombre des vitraux, derrière Le bronze de sa porte, les arches des cours, Se souvient-il du vent qui erre autour des toits, Près des haillons qui pendent sous la voûte, gloires Plus éphémères que les feuilles des platanes, qu’un balayeur Au petit jour tragique des grandes villes, condamne aux archives De l’ombre. Plus loin, les ponts pour s’être contemplés Dans l’infidèle et si rusé miroir, ont oublié les pas de l’Enchanteur Qui s’arrêtait sur le chemin de l’Abbaye. Les monuments Qui s’abolissent dignement dans le déjuc du jour Ne se souviennent plus des promeneurs. Malherbe avait chanté La reine à sa descente du navire et Rubens l’entourait De perles d’eau plus vertes qu’un regard. Le dôme dédoré Ne connaît plus son effigie que ride la bourrasque Dans la poussière étincelante des flaques.
À travers ses vers, Delaveau nous incite à méditer sur l’éphémère et la permanence des souvenirs. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de cet auteur fascinant ou à partager vos propres réflexions sur ce poème touchant.