Les Trois Amoureux
Les Trois Amoureux d’Arsène Houssaye est un poème saisissant qui explore les thèmes de l’amour et de la nature à travers une narration d’événements enchanteurs. Publié en 1867 dans ‘La symphonie des vingt ans’, ce poème évoque les rêves et les désirs d’une jeune femme, Jeanne, tandis qu’elle se retrouve au cœur d’une intrigue amoureuse entourée par le doux parfum de l’aubépine. Houssaye réussit à capturer l’essence même de la jeunesse et de l’amour dans un cadre pastoral, ce qui rend son œuvre intemporelle et significative.
Chanson.
Jeanne est si blonde, qu’elle est rousse.
Le jour de Pâques elle s’en va
Cueillir l’aubépine qui pousse,
Qui pousse, pousse et fleurira.
La belle, en robe des dimanches,
Rubans roses, fichu coquet,
Gaspille les fleurs sur les branches
Pour se faire un joli bouquet.
Elle s’endormit sur la mousse,
Mais sa bouche encor respira
L’aubépine qui pousse, pousse,
Qui pousse, pousse et fleurira.
Trois chasseurs courant le bocage
La surprirent dans son sommeil,
Comme un oiseau dans une cage
Rêvant à l’horizon vermeil.
Le premier d’une voix bien douce
Lui dit : « Je t’aime, » et l’embrassa
Près de l’aubépine qui pousse,
Qui pousse, pousse et fleurira.
Elle rêvait que d’aventure
Elle était biche, et que les loups
La poursuivaient sous la ramure :
Elle était sens dessus dessous.
Le second sur le lit de mousse
Cueillit à son sein qu’il baisa,
Cueillit l’aubépine qui pousse,
Qui pousse, pousse, et la piqua.
Le troisième, genoux en terre,
Tout doucement la réveilla.
Que lui dit-il ? C’est un mystère,
L’écho du bois ne le dira !
Car s’il le disait, brune ou rousse,
Vous iriez toutes, ça de là,
Cueillir l’aubépine qui pousse,
Qui pousse, pousse et piquera.
Extrait de:
La symphonie des vingt ans (1867)
Jeanne est si blonde, qu’elle est rousse.
Le jour de Pâques elle s’en va
Cueillir l’aubépine qui pousse,
Qui pousse, pousse et fleurira.
La belle, en robe des dimanches,
Rubans roses, fichu coquet,
Gaspille les fleurs sur les branches
Pour se faire un joli bouquet.
Elle s’endormit sur la mousse,
Mais sa bouche encor respira
L’aubépine qui pousse, pousse,
Qui pousse, pousse et fleurira.
Trois chasseurs courant le bocage
La surprirent dans son sommeil,
Comme un oiseau dans une cage
Rêvant à l’horizon vermeil.
Le premier d’une voix bien douce
Lui dit : « Je t’aime, » et l’embrassa
Près de l’aubépine qui pousse,
Qui pousse, pousse et fleurira.
Elle rêvait que d’aventure
Elle était biche, et que les loups
La poursuivaient sous la ramure :
Elle était sens dessus dessous.
Le second sur le lit de mousse
Cueillit à son sein qu’il baisa,
Cueillit l’aubépine qui pousse,
Qui pousse, pousse, et la piqua.
Le troisième, genoux en terre,
Tout doucement la réveilla.
Que lui dit-il ? C’est un mystère,
L’écho du bois ne le dira !
Car s’il le disait, brune ou rousse,
Vous iriez toutes, ça de là,
Cueillir l’aubépine qui pousse,
Qui pousse, pousse et piquera.
Extrait de:
La symphonie des vingt ans (1867)
À travers ‘Les Trois Amoureux’, Arsène Houssaye nous invite à réfléchir sur la délicatesse des émotions humaines et la beauté éphémère de la nature. Ce poème est une célébration des plaisirs simples de la vie et des sentiments sincères. N’hésitez pas à explorer davantage les œuvres d’Houssaye ou à partager vos propres réflexions sur ce chef-d’œuvre.
