L’éternelle Variante
L’éternelle Variante de Claude Sernet est une exploration poignante de la manière dont les mots façonnent notre existence. Écrit au 20ᵉ siècle, ce poème met en lumière la dualité des mots, à la fois porteurs d’amour et de douleur. À travers des images fortes et des métaphores touchantes, Sernet invite le lecteur à réfléchir sur les langages du cœur et les nuances de l’émotion humaine.
Voici des mots, des mots encore
Des mots toujours, des mots quand même
Des mots pour croire à notre amour
Des mots pour joindre le bonheur
Des mots qui m’ont appris à vivre
Des mots qui sont déjà la vie
Des mots qui m’ont vanté la mort
Des mots qui ne seront jamais
Des mots de joie et de lumière
Des mots refaits à ton image
Des mots d’ivresse et de ferveur
Des mots pétris selon ta voix
Des mots de doute et de reproche
Des mots que le silence égare
Des mots d’angoisse et de regret
Des mots que la douleur ternit
Des mots d’espoir, des mots d’alarme
Des mots d’oubli, des mots de rêve
Des mots de chair, des mots de sang
Des mots, des mots – voici des mots
Découvre-les (miroir du vide
Que je remplis de ta présence)
Ces mots nommés, ces mots sans nom
Plus beaux d’un chant, plus vrais d’un cri
Si traîtres de s’offrir ensemble
De s’accorder, de se répondre
Si prometteurs d’attendre seuls
Se déchirant, se refusant
Peut-être qu’ils voudront te dire
A toi voulant les reconnaître
Les accueillir, les recevoir
Et les garder comme un refrain –
Peut-être qu’ils sauront te dire
Par d’autres lèvres que les miennes
Par d’autres jeux moins tâtonnants
Le sens aveugle qu’ils m’ont tu
Des mots toujours, des mots quand même
Des mots pour croire à notre amour
Des mots pour joindre le bonheur
Des mots qui m’ont appris à vivre
Des mots qui sont déjà la vie
Des mots qui m’ont vanté la mort
Des mots qui ne seront jamais
Des mots de joie et de lumière
Des mots refaits à ton image
Des mots d’ivresse et de ferveur
Des mots pétris selon ta voix
Des mots de doute et de reproche
Des mots que le silence égare
Des mots d’angoisse et de regret
Des mots que la douleur ternit
Des mots d’espoir, des mots d’alarme
Des mots d’oubli, des mots de rêve
Des mots de chair, des mots de sang
Des mots, des mots – voici des mots
Découvre-les (miroir du vide
Que je remplis de ta présence)
Ces mots nommés, ces mots sans nom
Plus beaux d’un chant, plus vrais d’un cri
Si traîtres de s’offrir ensemble
De s’accorder, de se répondre
Si prometteurs d’attendre seuls
Se déchirant, se refusant
Peut-être qu’ils voudront te dire
A toi voulant les reconnaître
Les accueillir, les recevoir
Et les garder comme un refrain –
Peut-être qu’ils sauront te dire
Par d’autres lèvres que les miennes
Par d’autres jeux moins tâtonnants
Le sens aveugle qu’ils m’ont tu
Ce poème nous rappelle l’importance des mots dans nos vies, suggérant qu’ils peuvent être à la fois un refuge et une source de douleur. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de Claude Sernet pour découvrir davantage sur sa vision unique de l’amour et de la communication.
