Dans ‘L’Itinéraire’, Jacques Dupin plonge le lecteur dans un univers tourmenté, riche en symboles et en émotions. Écrit au milieu du 20ᵉ siècle, ce poème se distingue par sa langue évocatrice qui explore les méandres de la souffrance humaine et la quête de soi. À travers des métaphores puissantes, Dupin nous invite à réfléchir sur les cicatrices laissées par notre parcours.
De la torpeur qui te sangle, du purin que tu fends, chimère du rocher, le sifflement, le maléfice me poursuivent. Un accroc dans la trame, une lacune de la partition me rendent aux ombres mal tuées dont les yeux tournent dans l’écume. La géante. La gangrène des marteaux s’écarte de son flanc. Elle est l’àme du bronze englouti, le glas marin. La bouffonne. Tumultueuse aux confins. Volubile dans le feuillage. Insondable sur le bûcher. La servante. Flaireuse de tisons sous les décombres du laboratoire. Mangeuse de gravais. Une fleur l’épouvante, un baiser la disloque. L’ingénue. Se chérit par procuration. Roucoule au commandement. Voyage encore, sans s’appauvrir, dans le volume de mon pied. Un rayon dans l’eau m’offrait le ciel changé en serpent. Le cœur en eut raison. Le cœur, depuis le soir que tu m’es apparue. Depuis le soir que la chimère à jeun s’ouvrit les veines dans la grâce.
Ce poème est une invitation à voyager à travers nos propres souffrances et à rechercher notre identité. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de Jacques Dupin pour découvrir la profondeur de son art.
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