« L’Obscurité, dans les chambres, le soir… » est un poème marquant de Georges Rodenbach, un auteur emblématique du symbolisme. Écrit à la fin du 19ᵉ siècle, ce poème plonge le lecteur dans l’univers troublé des émotions humaines face à la tombée de la nuit. Ce poème fascinant illustre comment l’obscurité peut engendrer des craintes et modifier notre perception de la joie.
L’obscurité, dans les chambres, le soir, est une Irréconciliable apporteuse de craintes ; En deuil, s’habillant d’ombre et de linges de lune, Elle inquiète ; elle a de félines étreintes Comme une eau des canaux traîtres où l’on se noie L’obscurité, c’est la tueuse de la joie Qui dépérit, bouquet de roses transitoires, Quand elle y verse un peu de ses fioles noires. L’obscurité s’installe avec le crépuscule ; Elle descend dans l’âme aussi qui s’enténèbre ; Sur le miroir heureux tombe un crêpe funèbre La clarté, dirait-on, est blessée et recule Vers la fenêtre où s’offre un linceul de dentelle. L’ombre est un poison noir, d’une douceur mortelle ! Et voici qu’on frémit d’on ne sait quoi… c’est l’heure Où le vol libéré des âmes nous effleure ;
À travers ce poème, Rodenbach nous invite à réfléchir sur notre relation avec l’obscurité et ses implications psychologiques. Partagez vos pensées sur cette œuvre touchante ou explorez d’autres poèmes de cet auteur extraordinaire.
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