back to top

Utilisation des poèmes : Tous les poèmes de unpoeme.fr sont libres de droits et 100% uniques "sauf catégorie poésie classique" .

Vous pouvez les utiliser pour vos projets, écoles, affichages, etc., en mentionnant simplement notre site.

⚠️ Les poèmes soumis par nos lecteurs qui souhaitent en limiter l'usage auront une mention spécifique à la fin. En l’absence de cette mention, considérez-les comme libres de droits pour votre usage personnel ou professionnel.

Profitez-en !

Partagez votre talent avec nous ! ✨ Envoyez vos poèmes et histoires via ou utilisez ce formulaire.
Tous les styles sont bienvenus, tant que vous évitez les sujets sensibles. À vos plumes !
Article précédent
Article suivant

Oeil de Cheval

César Moro, poète surréaliste péruvien, nous invite à plonger dans son poème ‘Oeil de Cheval’, écrit en octobre 1950. Ce texte dense et évocateur mêle des images riches et des émotions complexes, nous incitant à explorer des thèmes universels tels que la nature, l’introspection et le passage du temps. À travers une langue poétique chargée de symboles, Moro nous offre une réflexion sur l’existence humaine et nos interactions avec l’environnement.
Pied terni usure ruse le vent
Le silence sait venter l’anse des cils
Dans un clin d’oiseau à vol de lèvres
Sur le nuage aride genoux à paumes de lisière dans la galanterie des faons
Échassier brigue entre deux ombres
De la lune à l’aube le bain de cœur aux fermes
plantigrades
La migration se fait par dupes à fond de dunes
Gerbe d’étincelles la balustrade monte l’hiver bruni
Pyramide amie des cendres prends en main la tige
Le miroir les rênes du beau charbon bleu
L’habitat du baiser peuplé de cygnes
Ralentit les roues débraise les harpes
L’ancienne literie d’or ploie sous le néant
Des vagues submergeant l’alliance de loyauté
(À qui l’aller et l’écume les désens humides les
destinées assises ?) À l’ombre de champs vicinaux pour rire mitoyens à
rouler carrosse
L’Asie en gorge la mort au détail
Vaticine en menus faits timorée
L’enclume où ma tête la collerette de poix
Bise au large affublée de linges et de limbes
Pourquoi ce cri sans fin sourd
Au sang osant tordre la langue la vision
Décapitant le rang pressé inutile
Brouettée de brouillard pince à brouter ?
Octobre 1950
À l’issue de cette lecture, ‘Oeil de Cheval’ nous pousse à réfléchir sur notre place au sein de la nature et sur les émotions qui en découlent. N’hésitez pas à découvrir d’autres œuvres de César Moro pour enrichir votre compréhension de sa vision poétique.
Auteur:César Moro

💖 Soutenez notre travail ! 💖

Si nos poèmes et histoires ont touché votre cœur et apporté un peu de lumière à votre journée, nous vous invitons à soutenir notre projet, chaque don, même modeste, nous aide à continuer à créer et partager ces moments de douceur, de réflexion et d'émotion avec vous.
Ensemble, nous pouvons faire grandir cet espace dédié à la poésie et aux histoires, pour qu’il reste accessible à tous.

Merci de tout cœur pour votre générosité et votre soutien précieux. 🌟

➡️ Faites un don ici

Laisser un commentaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici