Poésie classique

Pseudo-Sonnet Pessimiste et Objurgatoire

Le ‘Pseudo-Sonnet Pessimiste et Objurgatoire’ de Georges Fourest, poète du début du 20ᵉ siècle, interroge avec cynisme la condition humaine. En mêlant humour noir et réflexion philosophique, ce poème met en lumière les doutes existentiels qui habitent l’être humain face à la vie et à la mort. Son style unique et sa structure atypique captivent le lecteur tout en offrant une critique acerbe des valeurs sociales et des croyances établies.
Itaque multi exstitere qui non nasci optimum senserunt aut quam citissime aboleri. Pline l’Ancien. Père qui m’engendras du tarse au métacarpe malgré Schopenhauer et la loi de Malthus ; — toi, mon appartement lorsque j’étais fœtus, ma Mère : — et toi, Parrain dénommé Polycarpe ; — maître qui m’enseignas (oh ! merci !) que la carpe est un cyprinoïde et qu’en latin hortus traduit le mot jardin — Flamande sans astuce*, nourrice au lait crémeux, simple enfant de la Scarpe ; — prêtre qui m’aspergeas de l’eau du baptistère et par qui je connus (sublime et doux mystère !) , vers l’âge de douze ans, la saveur du Sauveur, hélas ! ne pouviez-vous, me prenant par l’échine, quand je bavais, môme gluant, déjà rêveur, m’offrir à des cochons, comme l’on fait en Chine ?
À travers ce poème, Georges Fourest nous pousse à réfléchir sur le poids du monde et les choix de l’existence. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de cet auteur fascinant ou à partager vos réflexions sur ce texte poignant.

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