Le Sonnet Lxxvii de Christofle de Beaujeu se distingue par sa profonde exploration de la gourmandise et du désir. Écrit dans un contexte historique où la poésie était un moyen d’expression artistique riche, ce poème révèle l’importance de la sensualité et de l’appétit tant physique qu’affectif. À travers des images vives et une langue raffinée, Beaujeu nous invite à réfléchir sur les enjeux de la gourmandise dans nos vies.
Mangeur de confiture, ô gourmand invincible,
Qui n’est jamais content de manger abricots
Et qui la tasse en mains, mettrois à sec dix pots,
Contente toy vilain d’estre seul misérable.
Penses-tu que mon cœur ait un désir semblable,
Non, non, je ne voudrois qu’estre tousjours enclos,
Dedans un cabinet, où sans prendre repos,
Je me voudrois jouer à ta sœur désirable.
Que les mangeurs de glan par
Apollon nommez,
Soient dedans ta maison, maintenant enfermez,
Et que dessus ton chef ta branche ne soit mise
De l’arbre tousjours seul, et tousjours visité,
Des trois
Dieux ordonnez, si que par l’entremise
De ma saincte oraison, tu sois précipité.
Ce poème suscite une introspection sur nos désirs profonds et notre rapport aux plaisirs de la vie. N’hésitez pas à partager vos réflexions sur cette œuvre ou à découvrir d’autres poèmes de Christofle de Beaujeu pour enrichir votre expérience littéraire.