Poésie classique

Sur L’Anagrammatisme du Nom

Le poème ‘Sur L’Anagrammatisme du Nom’ de Guy Le Fevre de La Boderie s’inscrit dans une réflexion profonde sur l’art de l’imprimerie, symbole de créativité et de culture. Écrit au 16ᵉ siècle, ce poème explore le lien entre le créateur, son art, et les conséquences de sa disparition sur l’héritage culturel. Ce texte poétique, chargé de métaphores, est un appel à comprendre l’importance de l’imprimerie dans notre mémoire collective.
Comme la main à tout chose adestre Est l’instrument de tous les instrumens Ainsi des ars et des vieux monumens L’art d’imprimer art des ars on void estre. Toy donc Plantin des Imprimeurs le maistre, A l’art des ars donne les mouvemens : Mais imprimant les deux grans Testamens Du Trois-fois grand, quel dois-tu apparoistre ? Ta main cessant aussi cesse avec elle Des instrumens mouvement et séquelle ! Mais aussi tost que te sera ravie L’Ame du Corps, impriment en leurs cœurs L’Imprimerie et tous les Imprimeurs : L’ART PLEINT SON CHEF qui lui donnoit la vie.
À travers cette œuvre, Le Fevre nous rappelle que même après la mort, l’art et les artistes continuent d’imprimer leur empreinte dans le cœur des vivants. Explorez davantage de ses œuvres pour découvrir toute la richesse de sa poésie.

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