Poème d'amour

Le Sacre du Printemps Intérieur : Élégie du Renouveau

L’hiver a trop longtemps engourdi ta poitrine,
Et le givre a scellé les portes du désir.
Tu croyais que la nuit, implacable et divine,
Ne laisserait jamais le jour te ressaisir.

Mais vois-tu ce rayon percer la brume grise ?
C’est l’or du renouveau qui vient sécher tes pleurs.
L’aquilon se retire, et la tiède bise
Réveille doucement la sève dans les fleurs.

Avant d’offrir ton âme à l’inconnu qui passe,
Apprends à cultiver ton propre jardinier ;
Regarde ton image, efface la grimace,
Aime-toi comme on aime un fragile rosier.

Le printemps reviendra, plus vert et plus vivace,
Car l’amour ne meurt pas, il change de saison.
Laisse l’espoir grandir, laisse-le prendre place,
Comme un astre éblouissant à l’immense horizon.

Ce poème nous rappelle que la nature humaine, tout comme la terre, obéit à des cycles immuables. La douleur, bien que saisissante, n’est que le terreau fertile d’une floraison future plus éclatante encore.
Écrit par Carole G. de unpoeme.fr

Laisser un message