L’Éclair de la Première Rencontre : Vertige et Lumière
Tout n’était que vacarme en ce lieu surpeuplé,
Vaine agitation d’une foule pressée,
Quand soudain ton regard, par le mien happé,
Vint figer l’univers et ma folle pensée.
L’air devint électrique, un vertige divin,
Comme si le soleil crevait le plafond gris.
Je sentis la secousse, et je vis le chemin,
Dans l’or de tes prunelles où mon âme a pris.
Ma main sur la porcelaine a tremblé d’émoi,
Mon cœur tambourinait un rythme de tonnerre.
Je n’existais plus seul, je renaissais par toi,
Ébloui par l’instant, détaché de la terre.
Ô douce première rencontre, éclair souverain !
Le hasard a tissé ce fil d’or et de soie.
Désormais l’inconnu devient mon seul refrain,
Et ce coup de foudre est un hymne à la joie.
Ce poème capture l’essence éphémère et pourtant éternelle de la première seconde où deux âmes se reconnaissent. Il nous rappelle que le coup de foudre n’est pas seulement une attirance physique, mais un bouleversement sismique de notre réalité intérieure, transformant un lieu banal en un sanctuaire sacré.
