Dans ‘Comme si je rêvais’, Mohammed Dib nous plonge au cœur d’une expérience poétique unique, où le fleuve, la nuit et les rêves s’entrelacent pour explorer la fragilité de la vie. Écrit au 20ᵉ siècle, ce poème résonne profondément avec ceux qui connaissent le sentiment d’évasion et de contemplation face aux mystères de l’existence. À travers un langage riche et évocateur, l’auteur invite le lecteur à naviguer entre la réalité et le rêve, offrant une perspective touchante sur la condition humaine.
Comme si je rêvais… Sur un fleuve très doux Cependant que la nuit ouvre un étrange vide Entre la ville, l’air, la pierre et l’eau livide. Je perds tranquillement la vie en ce mois d’août. Comme si je rêvais, mais ce n’est qu’une trêve… Des quais et des ponts souffle un charme meurtrier ; Qu’on n’aille pas, surtout qu’on n’aille pas crier Vers celui là-bas qui descend la Seine en rêve. Sur sa bouche le fleuve a tiré comme un drap, 11 passe sans rien voir, sans appeler personne. Pas même l’arbre qui sur la rive frissonne. La lune dans un monde où tout se roidira. Dans une Capitale à la blancheur hagarde. Va le veiller du haut de maintes tours de garde.
Ce poème est une invitation à réfléchir sur nos propres rêves et la manière dont ils peuvent parfois se confondre avec la réalité. N’hésitez pas à découvrir d’autres œuvres de Mohammed Dib et à partager vos réflexions sur ce poème émouvant.
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