Le ‘Sonnet Liii’ de Simon Goulart, poète du XVIe siècle, nous plonge dans un univers nocturne symbolique, où la lumière divine se confronte à l’obscurité des péchés humains. Par ses vers délicats, Goulart interroge la condition humaine face à la lumière de la foi, ce qui fait de ce poème une œuvre intemporelle pleine de profondeur spirituelle. Plongez dans cette réflexion poétique sur les luttes intérieures et l’espoir de rédemption.
Lors que la brune nuict charge sa robbe noire, Sous icelle tenant tous animaux cachez, Et que ces feux luisans au grand ciel attachez, Célèbrent hautement de l’Eternel la gloire : De mon ame la nuict me vient en la mémoire : Et lors que bien couverts je pense mes péchez, Tes clairs yeux ne sont point à les voir empeschez : Car mon cœur, et ma langue, et mon tout t’est notoire. C’est donc folie à moy de me vouloir cacher Arrière de ta face, ou courir et cercher Le manteau de ta nuit pour fuir ta lumière. Chasse (o Père) plustost l’obscur espais brouillaz De la nuit du péché, qui me tient en ses laqs, Et par ton vif Soleil desille ma paupière.
Ce sonnet invite à une introspection sur notre propre rapport à l’obscurité et à la lumière. En explorant davantage les œuvres de Simon Goulart, vous découvrirez d’autres réflexions poignantes sur la condition humaine et la quête de transcendance.
Écrire un avis
Utilisation des poèmes
Tous les poèmes publiés sur UnPoème.fr sont libres d’utilisation et rédigés avec soin, sauf indication contraire.
Vous pouvez les utiliser pour vos projets personnels, scolaires, créatifs ou professionnels, à condition de mentionner simplement notre site comme source.
Libres de droits
Textes uniques
Mention du site appréciée
⚠️ Exception : certains poèmes, notamment ceux de la catégorie poésie classique ou ceux soumis par des lecteurs, peuvent avoir des conditions particulières. Dans ce cas, une mention spécifique sera indiquée à la fin du texte.
Profitez-en avec respect, poésie et bienveillance.
