À ma Jument Souris est un poème emblématique de Tristan Corbière, un auteur du 19ᵉ siècle connu pour son style unique et sa sensibilité. Dans ce poème, Corbière exprime son attachement profond à sa jument, utilisant des métaphores évocatrices qui révèlent la joie de la communion avec la nature. Malgré son époque, ce poème résonne encore avec force, témoignant de la beauté de la liberté et de l’amour inconditionnel.
Pas d’éperon ni de cravache, N’est-ce pas, Maîtresse à poil gris… C’est bon à pousser une vache, Pas une petite Souris. Pas de mors à ta pauvre bouche : Je t’aime, et ma cuisse te touche. Pas de selle, pas d’étrier : J’agace, du bout de ma botte, Ta patte d’acier fin qui trotte. Va : je ne suis pas cavalier… – Hurrah ! c’est à nous la poussière ! J’ai la tête dans ta crinière, Mes deux bras te font un collier. – Hurrah ! c’est à nous le hallier ! – Hurrah ! c’est à nous la barrière ! – Je suis emballé : tu me tiens – Hurrah !… et le fossé derrière… Et la culbute !… – Femme tiens !! Extrait de: Les Amours jaunes (1873)
Ce poème nous rappelle la profondeur des liens que nous pouvons tisser avec les animaux. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de Tristan Corbière et à partager vos réflexions sur cette belle célébration de l’amour équestre.
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