Dans ‘Chora I’, Jean Orizet nous invite à plonger dans une méditation poétique sur la nature. Écrit au 20ᵉ siècle, ce poème capture l’essence d’un paysage où la géométrie des cubes s’entrelace avec la douceur des formes organiques, évoquant une harmonie entre architecture et environnement. Par le biais de son langage riche et de son imagerie vibrante, Orizet tisse une toile où la beauté des éléments naturels se conjugue avec des sensations auditives, offrant une lecture profondément immersive.
Géométrie sereine à l’espace du vent. L’ordre des cubes vient des courbes, terrasses, failles du basalte. Leur blancheur est celle de la fusion mer/ciel à l’horizon absent. Entre ces cubes, oliviers, figuiers, pins, cyprès, grenadiers aèrent un ordre heurté par le soleil sur des toits où la terre est cuite. Quelques sons rythment cette harmonie: tintements doublés ou triplés des cloches de chapelles byzantines — mémoire battante du dieu — et ceux, plus grêles et comme prolongés par un écho qui rêve, des clochettes de chèvres qu’éparpille leur curiosité. Coqs et cigales, enfin, chantent pour mieux scander le sommeil et la veille des hommes, restés jusqu’ici invisibles, sur cette colère de lave à peine refroidie.
Ce poème, en célébrant la nature et ses sons mélodieux, nous rappelle l’importance de prendre le temps d’apprécier les petites beautés de la vie. Explorez davantage les œuvres de Jean Orizet pour découvrir d’autres trésors poétiques qui nourrissent l’âme.
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