back to top

Beau Ciel par qui Mes Jours Sont Troubles

Article précédent
Article suivant
Le poème ‘Beau Ciel par qui mes jours sont troubles’ de François de Malherbe est une œuvre emblématique du 16ᵉ siècle, où l’auteur exprime avec profondeur ses sentiments amoureux. Dans ce texte, l’artiste explore les tensions entre l’admiration pour la beauté et les douleurs de l’amour, tout en se questionnant sur son propre désir. Tel un chant d’amour mélancolique, cette pièce nous invite à réfléchir sur les sacrifices liés à l’amour et à la quête de l’idéal.
Stances pour M. le duc de Montpensier
qui demandait en mariage Madame Catherine,
La princesse de Navarre, sœur d’Henri IV.
1591 ou 1592.
Beau ciel, par qui mes jours sont troubles ou sont calmes,
Seule terre où je prends mes cyprès et mes palmes,
Catherine, dont l’œil ne luit que pour les dieux
Punissez vos beautés plutôt que mon courage,
Si, trop haut s’élevant, il adore un visage
Adorable par force à quiconque a des yeux.
Je ne suis pas ensemble aveugle et téméraire,
Je connais bien l’erreur que l’amour m’a fait faire,
Cela seul ici-bas surpassait mon effort ;
Mais mon âme qu’à vous ne peut être asservie,
Les Destins n’ayant point établi pour ma vie
Hors de cet océan de naufrage et de port.
Beauté par qui les dieux, las de notre dommage,
Ont voulu réparer les défauts de notre âge,
Je mourrai dans vos feux, éteignez-les ou non,
Comme le fils d’Alcmène, en me brûlant moi-même ;
Il suffit qu’en mourant dans cette flamme extrême
Une gloire éternelle accompagne mon nom.
On ne doit point, sans sceptre, aspirer où j’aspire ;
C’est pourquoi, sans quitter les lois de votre empire,
Je veux de mon esprit tout espoir rejeter.
Qui cesse d’espérer, il cesse aussi de craindre ;
Et, sans atteindre au but où l’on ne peut atteindre,
Ce m’est assez d’honneur que j’y voulais monter.
Je maudis le bonheur où le ciel m’a fait naître,
Qui m’a fait désirer ce qu’il m’a fait connaître :
Il faut ou vous aimer, ou ne vous faut point voir.
L’astre qui luit aux grands, en vain à ma naissance
Épandit dessus moi tant d’heur et de puissance,
Si pour ce que je veux j’ai trop peu de pouvoir.
Mais il le faut vouloir, et vaut mieux se résoudre,
En aspirant au ciel, être frappé de foudre,
Qu’aux desseins de la terre assuré se ranger.
J’ai moins de repentir, plus je pense à ma faute,
Et la beauté des fruits d’une palme si haute
Me fait par le plaisir oublier le danger.
Extrait de:
Poésies livre II
En conclusion, ‘Beau Ciel’ de Malherbe offre une réflexion émouvante sur la beauté et l’amour inaccessibles. Ce poème incite les lecteurs à contempler leurs propres aspirations et la nature éphémère des désirs. N’hésitez pas à explorer davantage les œuvres de cet auteur pour enrichir votre compréhension de la poésie classique.

Soutenez notre travail

Si nos poèmes et histoires ont touché votre cœur et apporté un peu de lumière à votre journée, nous vous invitons à soutenir notre projet, chaque don, même modeste, nous aide à continuer à créer et partager ces moments de douceur, de réflexion et d'émotion avec vous.
Ensemble, nous pouvons faire grandir cet espace dédié à la poésie et aux histoires, pour qu’il reste accessible à tous.

Merci de tout cœur pour votre générosité et votre soutien précieux. 🌟

Faites un don ici

Partagez votre talent avec nous ! ✨ Envoyez vos poèmes et histoires via ou utilisez ce formulaire.
Tous les styles sont bienvenus, tant que vous évitez les sujets sensibles. À vos plumes !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Écrire un avis

Utilisation des poèmes

Tous les poèmes publiés sur UnPoème.fr sont libres d’utilisation et rédigés avec soin, sauf indication contraire.

Vous pouvez les utiliser pour vos projets personnels, scolaires, créatifs ou professionnels, à condition de mentionner simplement notre site comme source.

Libres de droits Textes uniques Mention du site appréciée

⚠️ Exception : certains poèmes, notamment ceux de la catégorie poésie classique ou ceux soumis par des lecteurs, peuvent avoir des conditions particulières. Dans ce cas, une mention spécifique sera indiquée à la fin du texte.

Profitez-en avec respect, poésie et bienveillance.