Dans ‘La Fève’, Maurice Donnay nous plonge dans un univers poétique où l’amour libre et le partage des sentiments sont à l’honneur. Écrite au début du 20ᵉ siècle, cette œuvre évoque la complexité des relations humaines avec une légèreté et une finesse qui résonnent encore aujourd’hui. Découvrez comment Donnay célèbre la diversité des amours tout en préservant l’élégance de la vie sentimentale.
Tu nous dindonneras encor plus d’une fois, Chère âme, et près des tiens nos moyens sont infimes. Je me souviens toujours d’un dîner que nous fîmes, Un beau soir, dans Auteuil, à la porte du Bois Et tu faisais de l’œil à ton voisin de face, Et tu faisais du pied à tes deux amoureux A gauche, à droite, et ton amant était heureux, Car tu lui souriais tout de même avec grâce. Ah ! tu n’es pas la femme aux sentiments étroits Qu’une fidélité trop exclusive gêne. Entre tous Pierre, Jean, Jacques, Alphonse, Eugène, Tu partages ton cœur comme un gâteau des Rois. Et, si grand est ton art, aimable fille d’Eve, Que chacun se croit seul à posséder la fève.
Ce poème invite à réfléchir sur la nature multifacette de l’amour, célébrant la capacité de partager son cœur sans contraintes. N’hésitez pas à explorer d’autres œuvres de Maurice Donnay pour découvrir la richesse de sa poésie.
Écrire un avis
Utilisation des poèmes
Tous les poèmes publiés sur UnPoème.fr sont libres d’utilisation et rédigés avec soin, sauf indication contraire.
Vous pouvez les utiliser pour vos projets personnels, scolaires, créatifs ou professionnels, à condition de mentionner simplement notre site comme source.
Libres de droits
Textes uniques
Mention du site appréciée
⚠️ Exception : certains poèmes, notamment ceux de la catégorie poésie classique ou ceux soumis par des lecteurs, peuvent avoir des conditions particulières. Dans ce cas, une mention spécifique sera indiquée à la fin du texte.
Profitez-en avec respect, poésie et bienveillance.
